La nuit du vendredi 17 mars a été particulièrement agitée à Soumabossia. Un jeune activiste connu dans le dossier explosif de la décharge de Dar-es-Salam, Mamadou Amirou Diallo, a été arrêté dans des conditions qui choquent les habitants. Entre violences, insultes ethniques, et opération menée par des agents cagoulés, les témoignages décrivent une scène digne d’une “capture ciblée”.
Une descente musclée: deux pick-up, agents cagoulés et armés, maison envahie
Selon plusieurs sources concordantes, deux pick-up remplis d’éléments lourdement armés ont débarqué peu après 19h. Sans présenter le moindre document, les agents ont foncé dans la maison de l’oncle du jeune militant.
Un témoin encore sous le choc raconte:«Ils sont entrés comme dans un film. Pas un mot. Ils l’ont attrapé, menotté, bousculé. On n’a même pas eu le temps de comprendre. »
Les agents auraient proféré des insultes à caractère ethnique envers Mamadou Amirou Diallo.
Un activiste gênant pour les autorités ?
Le nom de Mamadou Amirou Diallo n’est pas inconnu dans le dossier brûlant de la décharge de Dar-es-Salam, zone où des éboulements meurtriers et des déguerpissements musclés ont fait la Une pendant plusieurs années.Ce jeune homme fait partie de ceux qui ont osé dénoncer publiquement l’abandon des riverains, et qui avaient entrepris des démarches pour porter l’affaire devant la Cour de justice de la CEDEAO.
La famille en panique : “On ne sait pas s’il est en vie ou en bonne santé”
Contactée ce samedi matin, la famille est dans la détresse.« Nous n’avons aucune nouvelle. Nous ne savons pas s’ils l’ont transféré, s’il est blessé, ou pire… », nous confie un oncle de l’activiste.
Un dossier qui dérange… et qui refait surface
Depuis des semaines, plusieurs victimes de Dar-es-Salam tentent discrètement de redonner vie au dossier foncier.
Certains observateurs estiment que cette arrestation s’inscrit dans un climat de pression croissante sur les voix dissidentes.
L’affaire Mamadou Amirou Diallo pourrait bien devenir un nouveau front dans la longue crise de Dar-es-Salam, ce quartier devenu symbole du bras de fer entre populations et pouvoir public.
Silence des autorités
Pour l’instant, aucune communication officielle des autorités de la transition sur cet enlèvement.
Aliou Barry pour conakryweb.com
(+224) 622 304 942
aliousarayabhe@gmail.com
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