
La nuit du 28 mars 2025 restera gravée dans les mémoires des habitants de N’Zérékoré, et plus particulièrement dans le village de Koulé, lieu de naissance de Moussa Dadis Camara. La nouvelle de la grâce présidentielle accordée à l’ancien chef de la junte militaire, condamné à 20 ans de prison pour son rôle dans le massacre du 28 septembre 2009, a provoqué une explosion de joie dans toute la région.
Les rues de Koulé se sont transformées en un immense espace de célébration, où chants, danses et feux de joie ont rythmé la nuit. La famille de Moussa Dadis Camara, au centre de cette effervescence, a exprimé sa gratitude envers le président Mamadi Doumbouya pour ce geste de clémence.
« Nous avions toujours dit que c’est Dieu qui l’a condamné et c’est Dieu qui l’a libéré. Nous remercions infiniment le président Mamadi Doumbouya pour cette grâce. C’est le plus grand cadeau pour toute la famille. Tout le monde est content aujourd’hui à N’zérékoré et partout dans la région. Moussa Dadis Camara est un pilier pour toute la famille. Tout le monde danse. On ne sait pas comment remercier Mamadi Doumbouya. Nous restons vraiment reconnaissants envers le président Mamadi Doumbouya. Que Dieu le protège ainsi que le pays », a déclaré Jean Dadis Camara, frère de l’ancien président au micro de mediaguinée
Cette grâce présidentielle, qui intervient après une condamnation pour crimes contre l’humanité, suscite des réactions contrastées à travers le pays. Si la joie est palpable à N’Zérékoré, d’autres voix s’élèvent pour rappeler la gravité des événements du 28 septembre 2009 et la nécessité de rendre justice aux victimes.
Cette grâce présidentielle relance le débat sur la réconciliation nationale et la nécessité de faire la lumière sur les événements passés, afin de construire un avenir où de tels actes ne se reproduiront plus.
lerenifleur
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