À quelques mois des élections présidentielles prévues en 2025, la Côte d’Ivoire s’impose de plus en plus comme un acteur central du jeu politique en Afrique de l’Ouest. Sous la houlette du président Alassane Ouattara, le pays accueille régulièrement des sommets sous-régionaux, des chefs d’État étrangers et joue un rôle de médiateur dans les crises politiques voisines.
Cette diplomatie active n’est pas anodine. Elle renforce l’image d’un leadership ivoirien stable et influent, dans une région marquée par les coups d’État, les tensions sécuritaires et les transitions difficiles. En s’affichant comme un pilier de la CEDEAO et une passerelle entre les puissances internationales et les États sahéliens, Abidjan consolide sa stature de capitale stratégique.
Mais derrière cette vitrine régionale, l’enjeu reste national. Le président Ouattara, qui entretient le suspense sur une éventuelle candidature, joue une partie serrée. Réussira-t-il à maintenir cette position de force tout en assurant une transition apaisée et démocratique à l’intérieur du pays ? Le maître du jeu sous-régional devra prouver qu’il sait aussi gérer les équilibres internes.
Le véritable test viendra dans les urnes.
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