L’internationalisation des crises politiques africaines : un risque pour la souveraineté

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En Afrique, les dynamiques politiques récentes montrent une tendance à l’internationalisation des débats et des combats internes. Le Sénégal, entre 2021 et 2024, en a été une parfaite illustration : organisations panafricaines, médias internationaux et pages influentes sur les réseaux sociaux ont suivi de près son évolution politique. Le parti Pastef, porté par Ousmane Sonko, avait bénéficié d’une attention considérable, avant de voir une partie de ces soutiens se retourner contre lui quelques mois seulement après les élections.

En 2025, des dynamiques similaires apparaissent en Côte d’Ivoire et au Cameroun. Toutefois, cette fois, les mêmes observateurs demeurent silencieux, et certaines voix se présentent même comme des soutiens aux pouvoirs en place.

Ces contrastes mettent en lumière une leçon essentielle : le combat politique demeure avant tout une affaire interne. L’appel à des soutiens extérieurs expose les fragilités nationales et ouvre la voie aux influences étrangères, souvent dictées par des intérêts stratégiques ou économiques.

Pour préserver leur souveraineté et leur sécurité, les nations africaines doivent privilégier la résolution interne de leurs crises politiques. La stabilité durable ne peut être garantie que par une gestion nationale des différends, loin des ingérences et des calculs d’intérêts extérieurs.

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