La Guinée s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire institutionnelle avec le référendum prévu le 21 septembre 2025. Le projet de Constitution, riche de 199 articles, vise à moderniser les institutions, encadrer l’exercice du pouvoir et renforcer les droits fondamentaux des citoyens.
Un mandat présidentiel limité et encadré
Le Président de la République sera désormais élu pour 7 ans, avec un seul renouvellement possible. Le candidat devra déclarer son patrimoine, avoir entre 40 et 80 ans et répondre à des critères stricts de nationalité et de résidence.
Un Parlement bicaméral
Le projet instaure un Parlement à deux chambres :
Assemblée nationale : députés élus pour 5 ans ;
Sénat : sénateurs élus pour 6 ans, dont une partie nommée par le Président et une autre élue par les collectivités territoriales.
Une justice plus indépendante
Une Cour spéciale de justice sera compétente pour juger le Président, le Premier ministre et les ministres en cas de haute trahison, crimes ou délits commis dans leurs fonctions.
Langues et égalité
Aux côtés du français, plusieurs langues nationales (soussou, peul, malinké, kissi) obtiennent le statut de langues officielles. Le texte consacre également un quota de 30 % de femmes dans les postes électifs et décisionnels.
Des droits fondamentaux élargis
La nouvelle Constitution garantit :
l’éducation gratuite jusqu’à l’université,
l’accès aux soins, au logement et à un environnement sain,
l’interdiction de la peine de mort, de la torture et des mutilations génitales féminines.
Transparence et démocratie participative
Le texte ouvre la voie aux candidatures indépendantes, permet la représentation des Guinéens de l’étranger au Parlement et encadre plus strictement la révision constitutionnelle.
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