Vol de bébé au CMC Ratoma : L’auteure présumée, son mari et trois sages-femmes placés sous mandat de dépôt

Le Centre Médical Communal (CMC) de Ratoma brise le silence et rassure ses patients. La délégation syndicale monte au créneau pour défendre l’intégrité des professionnels de santé et dissiper les malentendus.

Dans l’affaire rocambolesque de vol de nouveau-né survenue le 1er octobre au Centre Médical Communal (CMC) de Ratoma, les choses s’accélèrent. Ce mercredi, la présumée auteure du rapt, son époux, ainsi que trois sages-femmes complices présumées, ont été placés sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry. L’événement, qui a suscité une vive émotion à travers la capitale, a mis en lumière les failles de sécurité dans certaines structures sanitaires, mais aussi les élans de solidarité professionnelle.

Le CMC de Ratoma se défend : « les inculpées ne sont pas des nôtres ».

Face à la tempête médiatique et à la colère populaire, la direction du CMC de Ratoma, soutenue par sa délégation syndicale, a tenu à clarifier les faits. Selon Mory Kourouma, secrétaire général adjointe de la Fédération des Professionnels de Santé, les agents mis en cause ne font pas partie du personnel du centre.

L’enquête a révélé que la voleuse avait réussi à subtiliser un nourrisson dans la matinée du 1er octobre, avant de se rendre à une autre structure de santé, la clinique Flamboyant à Petit Simbaya, où elle a tenté de faire enregistrer le bébé comme le sien.

Selon des sources policières, c’est grâce à la coopération entre les enquêteurs et les structures sanitaires concernées que le stratagème a été démantelé. La femme, son époux, et des agents impliqués à la clinique Flamboyant ont été interpellés.

Depuis le début de l’affaire, le personnel du CMC de Ratoma affirme avoir été la cible de vives critiques et d’accusations infondées.

Le CMC de Ratoma assure avoir renforcé ses mesures de sécurité depuis l’incident : cordon sécuritaire renforcé, contrôle d’accès strict avec badges, surveillance accrue à la maternité.

La direction du CMC tient à rassurer : les activités se poursuivent normalement, tout le personnel est mobilisé, et les services continuent d’accueillir les patients comme à l’accoutumée.

Ce rappel à l’ordre du syndicat des professionnels de santé met en lumière une réalité complexe : entre les responsabilités partagées, la nécessité d’une communication claire et la protection de la réputation d’un établissement public.

Si les auteurs du rapt ont été identifiés et poursuivis, il reste à tirer toutes les leçons de cette affaire pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

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