Paris, 15 novembre — En rencontre avec ses militants et sympathisants dans la capitale française, le leader de l’UFDG, Mamadou Cellou Dalein Diallo, a prononcé un discours ferme dans lequel il a critiqué la gestion de la transition, dénoncé les disparitions d’activistes et mis en lumière les zones d’ombre du projet Simandou.
« Le CNRD doit partir » : un soutien passé désormais rompu
Devant une salle remplie, Dalein est revenu sur les raisons qui l’avaient initialement amené à soutenir la junte lors de son arrivée au pouvoir. Il a expliqué qu’il espérait une transition sérieuse, respectueuse de ses engagements et capable de restaurer l’ordre constitutionnel.
Mais selon lui, ces espoirs ont été déçus : « Aujourd’hui, le CNRD a échoué. Il doit partir avec son leader. »
Élections du 28 décembre : Dalein n’y participera pas
Le président de l’UFDG a mis fin aux rumeurs : il a assuré qu’il ne participera ni de près ni de loin aux élections présidentielles annoncées pour le 28 décembre, estimant que les conditions actuelles ne garantissent ni transparence, ni équité, ni crédibilité.
Simandou : seulement 15 % pour la Guinée, un recul historique selon Dalein
Sur le dossier du projet de fer de Simandou, Dalein a été particulièrement incisif. Il a rappelé que les autorités actuelles annoncent avoir obtenu 15 % d’actions gratuites dans le projet. Or, selon lui, ce chiffre représente un recul majeur, puisque la première République avait obtenu 49 % d’actions gratuites dans la CBG.
Il a décrit Simandou comme « la montagne qui renferme l’un des meilleurs fers au monde, encore inexploité ».
Puis il a ajouté :
« Les compagnies étrangères voulaient exploiter Simandou depuis longtemps. Si le projet a été retardé, c’est parce que les anciens gouvernements cherchaient certainement à maximiser les avantages pour la Guinée. »
Accords non publiés : Dalein pointe un manque de transparence
Le leader de l’UFDG a ensuite mis en cause l’opacité qui entoure les accords conclus avec les compagnies minières.
« S’ils ont bien négocié, pourquoi refusent-ils de publier les accords ? », a-t-il demandé, rappelant que la Banque mondiale a demandé leur publication.
Pour Dalein, le refus persistant de la transition montre clairement que des informations essentielles sont cachées au peuple guinéen.
Disparitions d’activistes : une interpellation solennelle
En conclusion, Mamadou Cellou Dalein Diallo a dénoncé les disparitions de plusieurs figures de la société civile. Il a lancé une question qui a profondément touché l’audience :
« Où sont Foniké Menguè, Habib Marouane Camara et les autres ? »
Il a affirmé qu’il est du devoir de chacun de parler d’eux, de réclamer la vérité et de refuser le silence face à ces violations graves.
conakryweb
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