Ignace-Deen : Un hôpital sans scanner en 2025, le CNT s’indigne

Le Conseil national de la Transition (CNT) a achevé l’examen du volet dépenses du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2025. Le texte a été adopté à l’unanimité lors de la plénière du 17 novembre 2025, en présence de 65 conseillers sur les 81 inscrits, selon l’enregistrement officiel n°31 du Secrétariat général du CNT.

Dans son rapport, présenté par le Rapporteur général de la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire, N’Gouamou Fabara Koné, plusieurs recommandations majeures ont été formulées. La page 8 du document, consacrée à l’équipement des services hospitaliers, dresse un constat particulièrement alarmant.

À l’échelle nationale, les hôpitaux souffrent d’un manque urgent d’ambulances médicalisées, de corbillards, de scanners avec abris et de radios numériques. Mais la situation de l’Hôpital National Ignace-Deen, l’un des principaux centres hospitaliers du pays, apparaît encore plus préoccupante.

Selon le rapport, les infrastructures de plusieurs services sont dans un état de dégradation avancée. La morgue, la salle de réanimation ou encore les urgences, fonctionnent sans équipements spécialisés indispensables. « Pire, à ce jour, l’hôpital ne dispose d’aucun scanner », souligne le rapporteur, rappelant que cet outil est pourtant essentiel au diagnostic de nombreuses pathologies.

Le département en charge de la Santé affirme avoir inscrit l’hôpital dans un programme de rénovation depuis 2022. Toutefois, le CNT relève qu’aucune intervention significative n’a été menée depuis bientôt quatre ans. Une situation jugée « inadmissible » au regard de la souffrance des populations et des pertes en vies humaines régulièrement enregistrées.

En attendant le lancement du projet global de rénovation annoncé, le CNT recommande au ministère de la Santé d’élaborer en urgence un plan de réhabilitation et d’équipement des services identifiés comme prioritaires. Des dispositions budgétaires ont déjà été prévues dans le PLFR pour permettre une mise en œuvre dès le premier trimestre 2026.

Le Conseil national de la Transition invite également les ministres du Budget et de la Santé à accorder une « attention particulière » à ces recommandations et à veiller à leur exécution effective.

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