Depuis son arrivée à la Primature, Bah Oury s’est imposé comme l’une des figures les plus marquantes de la transition guinéenne.
Politicien expérimenté, maîtrisant les rouages de l’administration publique, il a su impulser une nouvelle dynamique gouvernementale malgré les difficultés et les rivalités internes qui entourent parfois l’exercice du pouvoir.
Selon plusieurs observateurs, le Premier ministre a relevé près de 90 % des défis prioritaires qui lui avaient été assignés. À ses côtés, il entretient une collaboration étroite avec le président de la Transition, Mamadi Doumbouya, formant ainsi un duo exécutif reconnu pour sa complémentarité et sa fermeté dans la conduite des réformes.
Relance économique et regain de confiance internationale
Parmi les avancées attribuées à Bah Oury, on note la hausse du PIB guinéen, la stabilisation de plusieurs secteurs clés et une amélioration perceptible du climat de confiance entre la Guinée et ses partenaires internationaux. Sa gestion rigoureuse lui vaut même, dans certains cercles, le surnom de « GOAT de la gestion », une manière pour ses partisans de saluer son efficacité.
Un choix politique lourd : renoncer à être candidat
Alors que les élections présidentielles du 28 décembre approchent, un tournant politique majeur a été opéré :
le président Mamadi Doumbouya a nommé Bah Oury directeur national de campagne. Un poste stratégique et sensible, habituellement difficile à confier à un chef de parti.
Pour assumer pleinement cette mission, Bah Oury a accepté de renoncer à ses ambitions personnelles de candidature, privilégiant la continuité du travail engagé et la cohésion de l’équipe au pouvoir. Une décision qui, malgré les critiques, traduit son sens du devoir et de la loyauté envers le processus en cours.
Un environnement politique parfois hostile
Toutefois, cette ascension n’est pas exempte de tensions. Certains analystes estiment que des jalousies politiques pourraient émerger, voire pousser certains acteurs à tenter de le fragiliser par des accusations ou des manœuvres visant à l’écarter après les élections.
Reste à savoir si ces spéculations se confirmeront ou si le Premier ministre poursuivra son rôle central dans la construction institutionnelle et la gestion de l’État.
Quoi qu’il advienne, Bah Oury s’impose aujourd’hui comme un atout majeur pour la transition guinéenne. Entre capacité d’action, loyauté politique et gestion pragmatique, il apparaît comme l’un des piliers du dispositif mis en place autour du président Mamadi Doumbouya.
Boubacar Mir
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