Viande de retour à Conakry : Grève suspendue, mais l’État doit sécuriser Beyla d’urgence !

Après plusieurs jours de rupture de viande sur les marchés de Conakry, un accord a été trouvé entre les acteurs de la filière bovine et le ministère de l’Élevage. À l’issue de ces négociations, le syndicaliste Mouctar BAH annonce la suspension de la grève, tout en appelant l’État à garantir la sécurité des éleveurs et des fournisseurs dans les zones de production.

Après une paralysie de plusieurs jours, les boucheries de Conakry devraient rouvrir progressivement. C’est ce qu’a indiqué ce mercredi 17 décembre 2025 Mouctar Bah, membre du Syndicat de Simbaya Gare, au lendemain d’une rencontre entre les représentants de la filière bovine et le ministère de l’Élevage.

Selon lui, les discussions ont abouti à une issue jugée « favorable », conduisant à la suspension du mot d’ordre de grève. « Avec l’implication du président de la Chambre de l’agriculture et de Elhadj Alseny Barry de la coordination Haali Poular, les autorités nous ont promis de nous aider. Ils ont pris des engagements pour que la situation s’arrange. Il y a eu une issue favorable, car la grève a été suspendue. Nous prions Dieu de nous donner la possibilité de satisfaire la population », a-t-il déclaré au micro de notre reporter.

Revenant sur l’origine de la crise, le syndicaliste rappelle que les bouchers s’inquiètent pour leur approvisionnement. « Nous avons signé un protocole d’accord avec les autorités pour revendre le kilogramme de viande à un prix satisfaisant. Mais la zone de Beyla, où nous achetons une partie du cheptel bovin, est menacée de fermeture. Des éleveurs ont été dispersés, d’autres emprisonnés, et nos fournisseurs sont souvent victimes d’attaques. Si on n’en trouve pas ici, nous serons obligés d’aller chercher ailleurs. Et vous savez, quand l’offre se raréfie, les prix montent, alors que nous avons un protocole avec l’État et que la population tire déjà le diable par la queue », explique-t-il.

Mouctar BAH en appelle désormais aux autorités pour qu’elles respectent leurs engagements. Il demande à l’État de sécuriser les zones d’élevage, de protéger les fournisseurs et de lutter efficacement contre les coupeurs de route, condition indispensable, selon lui, pour garantir un approvisionnement régulier en viande à des prix accessibles.

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