Massacre du 28 septembre : Le second volet du procès s’ouvre avec le Colonel Bienvenu LAMAHà la barre

C’est une nouvelle étape cruciale pour la justice guinéenne. Plus d’un an après la condamnation historique de Moussa Dadis CAMARA et de ses co-accusés, le Tribunal criminel de Dixinn ouvre ce jeudi les audiences consacrées aux complices présumés du massacre. Au cœur des débats : le colonel Bienvenu LAMAH, qui devra répondre de chefs d’accusation d’une extrême gravité.

Le palais de justice de la Cour d’appel de Conakry renoue ce jeudi matin avec l’effervescence des grands jours judiciaires. Dans le sillage du premier procès qui a marqué l’histoire contemporaine du pays, le Tribunal criminel de première instance de Dixinn entame l’examen du second volet du dossier relatif à la tragédie du 28 septembre 2009.

Le Colonel Bienvenu LAMAH face à son destin

Parmi les six nouveaux accusés appelés à comparaître, l’attention se cristallise particulièrement sur le Colonel Bienvenu LAMAH. Détenu à la Maison centrale de Conakry depuis novembre 2022, cet officier supérieur est une figure centrale de cette nouvelle phase.

Le parquet lui reproche une série de crimes présumés commis lors de la répression sanglante au stade de Conakry :

  • Complicité de meurtres et d’assassinats.
  • Enlèvements et viols.
  • Abstention délictueuse.

L’enjeu pour la cour sera de déterminer le degré d’implication et de responsabilité de ces « seconds couteaux », dont le rôle aurait été déterminant dans l’exécution ou la facilitation des exactions.

Un procès sous haute surveillance

L’ouverture de cette audience intervient dans un climat de forte attente. Pour les victimes et les organisations de défense des droits de l’homme, ce volet est indispensable pour solder définitivement l’impunité liée à cette période sombre.

Si le verdict condamnant l’ancien président de la transition, Moussa Dadis CAMARA, avait été perçu comme un signal fort, ce nouveau procès doit permettre de compléter le puzzle judiciaire d’un drame qui a coûté la vie à plus de 150 Guinéens et laissé des centaines de femmes traumatisées.

L’opinion publique, nationale comme internationale, garde les yeux rivés sur la Cour d’appel de Conakry, attendant de voir si cette seconde vague d’audiences apportera de nouvelles révélations sur la chaîne de commandement de l’époque.

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