Procès du 28 septembre : Le Colonel Bienvenu Lamah réclame la tête de Sékouba Konaté avant le report en 2026

Le tribunal criminel de Dixinn a clôturé ses audiences pour l’année 2025 sur un coup de théâtre. Lors de sa comparution ce jeudi, le Colonel Bienvenu Lamah a nié toute implication dans le massacre et a pointé du doigt la responsabilité de l’ancien président de la Transition, le Général Sékouba Konaté. Le procès, suspendu après une journée électrique, ne reprendra que le 12 janvier 2026.

Une défense offensive : l’ombre de Sékouba Konaté plan

À la barre, le colonel Bienvenu Lamah, détenu depuis 2022 dans le cadre du second volet de cette procédure historique, n’a pas mâché ses mots. Pour cet officier, la vérité sur les tragiques événements du 28 septembre 2009 ne pourra éclater sans l’audition d’un acteur clé : le Général Sékouba Konaté, ministre de la Défense à l’époque des faits.

L’accusé a insisté sur le rôle crucial des décisions militaires prises au lendemain du massacre, affirmant que la gestion de la crise incombait à la hiérarchie supérieure. Selon lui, cette déposition est le « maillon manquant » pour éclairer la lanterne du tribunal.

Kaléah hors de cause ? Les dénégations de l’accusé

Le colonel Lamah a fermement rejeté les accusations concernant le camp de Kaléah, centre d’entraînement souvent cité comme le point de départ des recrues impliquées dans les violences.

  • Zéro déploiement : Il a nié tout mouvement de ses hommes vers Conakry le jour du drame.
  • Dénonciation : L’officier a profité de la tribune pour fustiger ses conditions de détention, les qualifiant de « discriminatoires » et remettant en cause la légalité de son incarcération prolongée.

Rendez-vous en janvier 2026

Après cette déposition dense, le tribunal, siégeant à la Cour d’appel de Conakry, a prononcé le renvoi de l’affaire. La reprise des débats est fixée au 12 janvier 2026. Ce délai devrait permettre aux différentes parties de préparer la suite des confrontations dans ce procès qui continue de tenir la Guinée en haleine, plus de 16 ans après les faits.


Analyse de la rédaction de Conakryweb : L’insistance de la défense sur la comparution de Sékouba Konaté pourrait devenir le nouveau bras de fer juridique de la rentrée 2026. Reste à savoir si le tribunal accédera à cette demande qui donnerait une dimension encore plus politique au dossier.

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