Sécurité en Guinée : Amadou Simba brise le silence et s’érige en défenseur du CNRD

De retour à Conakry, l’artiste-blogueur Mahin Dow, autrefois critique envers le pouvoir, opère un virage à 180 degrés. Face à la multiplication des signalements de disparitions, Amadou Simba dénonce une « manipulation politique » et prend pour cible le chanteur engagé Élie Kamano.

C’est une prise de position qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d’encre dans la cité. Amadou Simba, plus connu sous le pseudonyme de Mahin Dow, a profité de son séjour dans la capitale guinéenne pour livrer son analyse sur le climat sécuritaire actuel. Installé en Europe et jadis proche des cercles de l’opposition, l’influenceur a surpris ses abonnés en affichant un soutien sans faille aux autorités de la transition.

Le démenti des « kidnappings »

Abordant de front la question sensible des disparitions forcées et des enlèvements signalés sous l’ère du CNRD, l’artiste a balayé d’un revers de main ce qu’il qualifie de rumeurs infondées.

« On parle de kidnappings sans preuve claire. Beaucoup utilisent ce terme à des fins politiques. Il est temps de mettre fin à la manipulation et de laisser les institutions compétentes faire leur travail », a-t-il martelé.

Pour lui, le diagnostic est simple : l’appareil d’État est injustement pris pour cible par des acteurs cherchant à déstabiliser la transition.

Passe d’armes avec Élie Kamano

Le blogueur n’a pas ménagé ses mots à l’égard du « Maréchal » Élie Kamano, figure de proue de la chanson engagée en Guinée. Il accuse ce dernier d’instrumentaliser la détresse sociale pour ternir l’image du sommet de l’État.

« Élie Kamano n’est plus dans une démarche constructive. Il surfe sur les émotions au lieu de proposer des solutions concrètes », a fustigé Amadou Simba. Pour illustrer la bienveillance du chef de l’État, il a rappelé un geste privé : « Le président n’a rien à voir avec ce dont il l’accuse. D’ailleurs, il a même adopté une fille orpheline. »

Un appel à la retenue

Dans un contexte marqué par une crispation politique croissante, Amadou Simba a conclu son intervention sur une note plus nuancée, tout en maintenant sa ligne de défense gouvernementale : « Que Dieu fasse qu’on retrouve les disparus sains et saufs, mais qu’on arrête d’accuser l’État sans preuves. »

Cette sortie médiatique intervient alors que les organisations de défense des droits de l’homme continuent d’exprimer leurs vives inquiétudes face à certains cas de disparitions non élucidés, créant une fracture de plus en plus nette entre les soutiens et les détracteurs du régime de transition.

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