CAN tous les quatre ans : Le coup de gueule fracassant de Claude Le Roy contre la CAF et la FIFA

Pour le « Sorcier Blanc », le passage de la Coupe d’Afrique des Nations à un rythme quadriennal est bien plus qu’une réforme de calendrier : c’est un sabotage du développement continental. Entre infrastructures menacées et soumission aux intérêts de Zurich, l’ancien sélectionneur tire à boulets rouges sur une décision qu’il juge « affligeante ».

Un frein brutal à l’essor des infrastructures

Claude Le Roy ne décolère pas. Pour celui qui a arpenté les bancs de touche du continent pendant quatre décennies, la CAN tous les deux ans était le moteur principal de la modernisation de l’Afrique subsaharienne. En espaçant la compétition, on brise, selon lui, la dynamique de construction.

« C’est une bêtise affligeante », martèle-t-il au micro d’Afrik-Foot. Pour le technicien français, l’enjeu dépasse le rectangle vert : chaque édition biennale imposait la sortie de terre de stades, de centres d’entraînement et d’infrastructures routières. Supprimer cette fréquence, c’est priver les nations d’un levier de développement socio-économique vital.

L’Afrique sacrifiée sur l’autel de la FIFA ?

Derrière ce changement de rythme, Claude Le Roy voit la main invisible de la FIFA et dénonce une stratégie qui privilégie le calendrier mondial au détriment des spécificités africaines. Il accuse l’instance internationale de multiplier des « compétitions bidon » qui saturent le calendrier et épuisent les organismes des joueurs, tout en étouffant la compétition reine du continent.

Le sélectionneur de légende pointe une anomalie qu’il juge insultante pour le football africain : l’émergence de tournois comme la Coupe Arabe de la FIFA. « Cette compétition offre des primes supérieures à celles de la Coupe d’Afrique… Je ne comprends même pas comment les journalistes n’ont pas réagi contre ça », s’indigne-t-il, fustigeant un manque de respect flagrant pour le prestige de la CAN.

Un appel à la résistance médiatique et politique

En conclusion, Claude Le Roy exhorte les instances dirigeantes et les observateurs à sortir de leur léthargie. Pour lui, il y a urgence à repenser une stratégie continentale souveraine, qui serve réellement les intérêts des pays et des acteurs du football local. Le message est clair : l’Afrique ne doit plus se laisser dicter son agenda par des intérêts extérieurs si elle veut protéger son football et son développement.

SOW Telico

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