La Cour suprême a scellé le destin politique du pays ce dimanche 4 janvier. En validant une victoire écrasante avec 86,72 % des voix, l’institution judiciaire consacre l’accession de Mamadi Doumbouya à la magistrature suprême pour un septennat. Cette proclamation marque la fin d’une transition de quatre ans et ouvre une nouvelle ère pour la nation.
Un plébiscite dès le premier tour
C’est au cours d’une audience solennelle tenue au siège de la Cour suprême que le verdict est tombé. Le président de l’institution, Fodé Bangoura, a rendu officiels les chiffres définitifs du scrutin du 28 décembre 2025. Avec 4 594 226 voix, le candidat du mouvement Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) s’impose sans partage dès le premier tour.
Cette victoire, chiffrée à 86,72 %, confirme la domination du désormais président élu sur l’échiquier politique guinéen après une période de transition charnière de quarante-huit mois.
Un septennat sous le signe de la légitimité
En déclarant Mamadi Doumbouya élu pour un mandat de sept ans, la Cour suprême tourne définitivement la page de l’exception constitutionnelle. Le nouveau chef de l’État dispose désormais d’un mandat clair pour mettre en œuvre les réformes portées par le GMD. Cette décision judiciaire donne force de loi aux aspirations exprimées dans les urnes et fixe le cap de la gouvernance jusqu’en 2033.
Le désistement surprise d’Abdoulaye Yéro Baldé
L’autre fait marquant de cette audience dominicale est le dénouement inattendu des contentieux électoraux. Alors que la tension montait autour des recours, le candidat Abdoulaye Yéro Baldé a officiellement jeté l’éponge.
En renonçant à son recours visant l’annulation des résultats provisoires, ce dernier lève l’ultime obstacle juridique qui aurait pu ralentir la proclamation. Un geste qui, pour de nombreux observateurs, semble favoriser une transition apaisée vers ce nouveau cycle républicain.
SOW Telico était à la cour suprême, pour conakryweb.com
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