Le ministre Aboubacar CAMARA a confirmé le bouclage du financement nécessaire à la délocalisation du site vers Baritôdé (Kindia). Entre impératifs sanitaires et ambitions immobilières, ce projet colossal entre dans sa phase active d’études d’impact.
Un financement de 70 millions d’euros sécurisé
Après des années d’attente et de promesses, le dossier de la décharge de Hamdallaye connaît une accélération décisive. Le ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar CAMARA, a annoncé lors de l’émission « L’heure du Bilan » sur la RTG que l’enveloppe globale de 70 millions d’euros est désormais acquise.
Ce montage financier repose sur un partenariat solide :
- 50 millions d’euros octroyés par l’Agence Française de Développement (AFD).
- 20 millions d’euros en provenance de l’Union Européenne (UE).
Ce soutien international marque l’aboutissement du plaidoyer mené par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, qui s’était personnellement rendu sur le site en juillet 2025 pour rassurer des riverains asphyxiés par les nuisances.
Éviter les erreurs du passé : Le défi de Baritôdé
Le site choisi pour accueillir les déchets de la capitale est Baritôdé, situé à Kouria (préfecture de Kindia). Cependant, le gouvernement se veut prudent pour ne pas déplacer le problème.
Les études d’impact environnemental, lancées officiellement il y a trois semaines, ont été conçues avec une vision à long terme. « Il est impératif d’éviter de reproduire à Baritôdé ce qui se passe aujourd’hui à Hamdallaye », a martelé le ministre. Ces expertises se projettent sur une période de 50 ans, anticipant ainsi l’expansion démographique galopante du Grand Conakry vers l’hinterland.
Vers un « boom » immobilier à Hamdallaye ?
Au-delà de l’enjeu écologique, c’est une véritable opération de régénération urbaine qui se dessine. Le ministre Camara n’a pas hésité à prédire un avenir radieux pour le quartier de Hamdallaye, aujourd’hui dévalué par la proximité du dépotoir.
Une fois la zone assainie et la décharge totalement délocalisée, le ministre anticipe une métamorphose radicale du marché foncier local :
« Si les populations fuient aujourd’hui la zone de Hamdallaye, je vous conseille de commencer à regarder les terrains alentour : dans les prochaines années, cet espace deviendra l’un des endroits les plus prisés. »
Si le calendrier des travaux reste à préciser, le lancement effectif des études marque un point de non-retour pour ce projet vital pour la santé publique guinéenne.
À suivre.
SOW Telico
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