Invité sur le plateau de TV5 Monde, le porte-parole du gouvernement guinéen a réitéré « la main tendue » du général Mamadi Doumbouya envers la classe politique. Selon le ministre, aucun obstacle juridique n’empêche le retour au pays des leaders de l’UFDG et de l’UFR, renvoyant la responsabilité de leur absence à des « choix personnels ».
Une « main tendue » permanente du sommet de l’État
Face à l’interrogation persistante sur le climat politique à Conakry, Ousmane Gaoual Diallo a tenu à afficher une posture d’ouverture. Pour le porte-parole du gouvernement, la transition reste inclusive et le dialogue demeure l’option privilégiée du Palais Mohammed V.
« La main tendue du chef de l’État ne fléchit pas. Il est là, il est ouvert », a-t-il martelé, rappelant que la vision du président Doumbouya s’inscrit dans une dynamique de réconciliation nationale où « c’est le peuple de Guinée qui a gagné ». Le ministre a ainsi renouvelé l’appel aux acteurs de l’étranger pour « consolider la paix acquise ».
Statut juridique : « Il n’y a pas d’exilés »
Sur le cas précis de Cellou Dalein Diallo (UFDG) et de Sidya Touré (UFR), tous deux hors du pays depuis plusieurs mois, le porte-parole a été catégorique : la Guinée ne compte aucun exilé politique officiel.
« Ils ne sont frappés d’aucune décision judiciaire [leur interdisant le pays] », a-t-il précisé. Pour le gouvernement, le terme « exil » serait donc galvaudé, puisque aucune mesure administrative ne bloquerait leur franchissement des frontières nationales.
Le cas Cellou Dalein : Entre justice et choix personnel
Abordant plus spécifiquement le cas du président de l’UFDG, Ousmane Gaoual Diallo a pointé du doigt ce qu’il considère être une esquive face aux institutions judiciaires.
Selon le ministre, l’absence de Cellou Dalein Diallo résulterait d’une volonté de ne pas répondre aux convocations de la justice :
« Il n’y a aucune interdiction qui lui est faite de rentrer en Guinée. Simplement, il dit : “Si je viens, je dois rendre des comptes à la justice, je ne veux pas venir.” »
Le porte-parole a conclu son intervention sur une note plus politique, émettant une réserve sur la posture de l’opposant : « On ne voit pas comment un homme qui ne veut pas rendre compte peut prétendre diriger ».
SOW Telico
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