Menace de dissolution de l’UFDG : Cellou Dalein Diallo dénonce une « volonté de destruction »

Le compte à rebours est lancé pour l’Union des Forces Démocratiques de Guinée. Sous le coup d’un ultimatum de six mois pour régulariser sa situation administrative, le parti risque la radiation définitive. Depuis son exil, Cellou Dalein Diallo dénonce une manœuvre politique visant à neutraliser la formation la mieux implantée du pays.

Un ultimatum de six mois avant le couperet

Depuis le 25 novembre dernier, l’UFDG est engagée dans une course contre la montre. Les autorités de la transition ont accordé un délai de six mois au parti pour se conformer aux nouvelles exigences légales, faute de quoi la dissolution sera prononcée. Pour le ministère de l’Administration du Territoire, le grief principal reste le renouvellement des instances dirigeantes par voie de congrès.

« On nous empêche de tenir nos congrès »

Interrogé ce lundi 12 janvier 2026, Cellou Dalein Diallo n’a pas tardé à répliquer. Pour le leader de l’UFDG, l’argument administratif masque une réalité purement politique. Il pointe une contradiction majeure dans la démarche des autorités :

« Chaque fois qu’on a réuni les conditions pour tenir le congrès, ils l’ont interdit par deux fois. Et après, ils nous suspendent pour ne pas l’avoir tenu. C’est eux qui nous en ont empêchés », fustige-t-il.

Le président du parti y voit une stratégie de harcèlement coordonnée. « On sent une haine, une volonté de neutraliser sinon de détruire l’UFDG », a-t-il confié, s’interrogeant sur l’issue de cette seconde suspension qui plane sur l’avenir de son mouvement.

Un parti « sous pression » mais résilient

Malgré son absence du territoire national et la suspension officielle des activités du parti depuis plusieurs mois, Cellou Dalein Diallo assure que l’appareil de l’UFDG reste opérationnel. Il a tenu à saluer le courage de ses vice-présidents et cadres qui gèrent le quotidien dans un contexte qu’il décrit comme délétère.

L’ancien Premier ministre a dressé un tableau sombre des risques encourus par ses militants : « Défendre la ligne de l’UFDG, c’est risquer la disparition forcée, les kidnappings nocturnes suivis de bastonnades, ou des condamnations arbitraires ». Ces déclarations interviennent dans un climat de tension accrue, marqué par de récentes interpellations de cadres du parti en banlieue de Conakry.

L’issue de ce bras de fer, dont le délai expire au printemps prochain, sera déterminante pour la crédibilité du processus électoral promis par la transition.

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