Face au mutisme du ministère de la Justice, l’Association des Greffiers de Guinée monte au créneau. Un préavis de grève nationale a été déposé, conditionnant la continuité du service public à la satisfaction de revendications sociales et professionnelles majeures.
Une colère qui couve sous les robes
Le bras de fer est engagé. L’Association des Greffiers de Guinée (AGG) vient d’actionner le levier de la contestation en déposant un préavis de grève sur le bureau du garde des Sceaux. En cause : une absence totale de réponses concrètes à des doléances qui ne datent pas d’hier. Faute d’accord, le pays pourrait s’orienter vers une cessation totale d’activité dès le lundi 26 janvier 2026.
Les points de rupture
Les chevilles ouvrières des tribunaux guinéens ne réclament pas seulement une amélioration de leur niveau de vie, mais une véritable reconnaissance de leur métier. La plateforme revendicative s’articule autour de cinq axes critiques :
- Le cadre juridique : L’exigence immédiate de la signature de leur statut particulier.
- Le volet financier : Le règlement intégral des arriérés de salaires.
- La professionnalisation : L’accès à des programmes de formation continue.
- Les conditions de travail : Une dotation urgente en moyens logistiques et en robes d’audience.
Le dialogue comme dernier rempart
Consciente de l’impact d’un tel mouvement sur les justiciables et sur le fonctionnement de l’appareil judiciaire, l’AGG ne ferme pas totalement la porte. L’association se dit prête à privilégier le dialogue social pour éviter le blocage des procédures de Conakry à l’intérieur du pays.
La balle est désormais dans le camp des autorités judiciaires. Sans une avancée significative d’ici la date butoir, les palais de justice de la République de Guinée risquent de sonner creux dès la fin du mois.
SOW Telico
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