À quelques jours de la cérémonie d’investiture du Président Mamadi Doumbouya, la commune de Matam fait peau neuve. Les opérations de libération des emprises publiques, entamées il y a trois jours, se déroulent dans un calme remarquable. Entre civisme des populations et fermeté des autorités, la mairie affiche sa détermination à assainir durablement le paysage urbain.
Une opération sous le signe du civisme
C’est un constat qui tranche avec les tensions habituelles liées aux déguerpissements. Depuis 72 heures, les engins et les équipes de la mairie de Matam s’activent pour libérer les trottoirs et les axes encombrés, sans qu’aucun incident majeur ne soit à déplorer.
Interrogé par notre rédaction ce mardi 13 janvier 2026, Badra Aliou Chekna Koné, président de la délégation spéciale de Matam, s’est félicité de la coopération des administrés :
« Dès l’entame, nous avons mené un travail de sensibilisation. Les citoyens ont été informés des opérations à venir. Pour le moment, personne n’a tenu tête aux autorités, chacun a compris la nécessité de l’action. »
Le défi de la pérennisation : la police municipale en première ligne
Si la libération des espaces est une étape clé, le plus grand défi reste celui de l’occupation illicite récurrente. Pour éviter un retour à l’anarchie urbaine une fois les engins partis, la municipalité de Matam peaufine son plan de riposte.
Le président de la délégation spéciale a annoncé un renforcement immédiat du dispositif de surveillance. La police municipale, appuyée par les services techniques de la commune, sera déployée sur le terrain pour assurer une veille permanente. « Nous ferons en sorte que les citoyens ne reviennent pas s’installer. Des réunions techniques sont en cours pour verrouiller ces sites de façon durable », a martelé M. Koné.
Un enjeu d’image pour la capitale
Cette opération s’inscrit dans un cadre plus large : celui d’offrir un visage reluisant à Conakry en vue des prochaines échéances républicaines. Au-delà du protocole lié à l’investiture présidentielle, les autorités locales insistent sur le bénéfice à long terme pour la santé publique et la fluidité de la circulation.
Pour Badra Aliou Chekna Koné, l’objectif est clair : maintenir ce cap pour préserver l’image de la capitale guinéenne tout en améliorant le cadre de vie des habitants de Matam.
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