À l’heure du grand oral sur les ondes de la RTG, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a passé au crible les finances de son département. Entre salaires, infrastructures et achats stratégiques de médicaments, le Dr Oumar Diouhé Bah a détaillé l’utilisation des fonds alloués pour l’exercice 2025, affichant un taux d’engagement de plus de 76 %. Décryptage d’un bilan chiffré.
Une enveloppe massive pour des besoins vitaux
Invité de l’émission « Heure du bilan », le ministre a levé le voile sur les moyens financiers mis à la disposition de son ministère. Pour l’année 2025, le budget global s’est élevé à 1 577 670 000 000 GNF.
Le Dr Oumar Diouhé Bah a tenu à préciser le niveau de consommation de ces crédits avec une transparence comptable rigoureuse :
- 76,30 % du montant total ont déjà été engagés (soit plus de 1 203 milliards GNF).
- 48,17 % des sommes engagées ont été effectivement payées à ce jour.
- Le taux de décaissement par rapport au budget initial s’établit, quant à lui, à 36,75 %.
Salaires, vaccins et chantiers : où va l’argent ?
Mais au-delà des pourcentages, à quoi servent concrètement ces milliards ? Le ministre a détaillé une ventilation allant du fonctionnement courant aux investissements structurels.
« Ce budget a servi aux dépenses de personnel, aux biens et services, ainsi qu’aux dépenses de transfert et d’investissement », a-t-il expliqué.
L’essentiel des fonds est ainsi absorbé par :
- Le capital humain : Paiement des salaires des agents du système de santé sur toute l’étendue du territoire.
- L’offre de soins : Achat massif de médicaments et de vaccins.
- La décentralisation : Transfert de fonds aux inspections régionales et directions préfectorales pour garantir le fonctionnement local.
- Le renforcement des capacités : Un volet majeur consacré à la construction de nouvelles structures de santé, à l’achat d’équipements médicaux de pointe et au mobilier nécessaire à leur mise en service.
Le défi des infrastructures
Le Dr Oumar Diouhé Bah a particulièrement insisté sur le volet « investissement », soulignant que la Guinée est actuellement engagée dans un vaste chantier de modernisation : « On est en train de construire des structures de santé un peu partout », a-t-il martelé, rappelant que chaque nouvel édifice implique une chaîne de dépenses complète, de la maçonnerie à l’équipement biomédical.
Décryptage: SOW Telico
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