C’est la fin d’une transition de quatre ans et l’aube d’une nouvelle ère. Ce samedi 17 janvier 2026, au cœur d’un stade Général Lansana Conté plein à craquer, le président Mamadi Doumbouya prête serment pour son premier mandat électif. Entre ferveur populaire, ballet diplomatique et symboles républicains, retour sur une journée qui redessine l’avenir de la Guinée.
Une marée humaine pour un plébiscite
Dès les premières lueurs de l’aube, les artères menant à Nongo étaient déjà noires de monde. Ils sont plus de 50 000 citoyens à avoir pris d’assaut les gradins, transformant l’enceinte sportive en un véritable chaudron de ferveur patriotique. Sous un soleil de plomb, les tribunes vibrent au son des plus grandes voix de la musique guinéenne et africaine, donnant à cette cérémonie d’État des airs de fête nationale historique.
Le rituel de la Cour Suprême : l’instant de vérité
Si la musique et la danse occupent la scène, le cœur de l’événement reste hautement protocolaire. Après l’entrée solennelle du Président élu sous une haie d’honneur militaire, le temps s’arrêtera pour la séquence juridique. Sous le regard des chefs d’État africains et des délégations étrangères installés en tribune VIP, la Cour Suprême procédera à la lecture officielle de la proclamation, suivie du serment présidentiel.
Un discours de cap pour le septennat
L’hymne national, repris en cœur par 50 000 voix, marquera l’acte de naissance de ce nouveau chapitre politique. Mais l’instant le plus attendu reste le discours d’investiture du Président Doumbouya. Après avoir dirigé la transition, l’homme fort de Conakry doit désormais décliner sa feuille de route pour les sept prochaines années, fixant les priorités de son mandat devant une nation qui l’attend au tournant de la refondation.
La Guinée a tourné la page ce matin ; elle écrit désormais les premières lignes de son nouveau destin.
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