Sous le soleil de Conakry, le président fraîchement investi a troqué le treillis de la transition pour le costume de bâtisseur. Entre solennité et appel au rassemblement, Mamadi Doumbouya entame un septennat placé sous le signe d’une « main tendue » permanente, conscient que le plus dur commence : transformer les promesses d’unité en réalités concrètes.
Le serment de Nongo : un devoir, pas un honneur
Ce samedi 17 janvier 2026, l’enceinte du stade Général Lansana Conté n’était pas seulement le théâtre d’un protocole rigide orchestré par la Cour Suprême. C’était le point de départ d’une ère nouvelle. Pour son premier discours de président élu, Mamadi Doumbouya a d’emblée posé les jalons d’une présidence qu’il veut désintéressée.
« Ce qui vient de m’être donné n’est pas un honneur personnel. Il est un engagement envers les Guinéens », a-t-il lancé d’un ton ferme. Une manière de rappeler que les privilèges du pouvoir s’effacent devant l’ampleur des défis de gouvernance qui attendent la nation.
L’unité comme unique boussole
Le chef de l’État sait que la Guinée est à la croisée des chemins. Face aux risques de fragmentation, il a martelé un credo simple mais puissant : la diversité guinéenne ne doit plus être une faille, mais un levier.
« Notre diversité est notre richesse, notre unité est notre force. »
En rejetant frontalement la division et les discours de haine, le Président a envoyé un signal clair à la classe politique et à la société civile. Pour lui, la prospérité ne peut s’enraciner dans un terreau fertile en rancœurs. L’heure est à la « gouvernance participative », un concept qu’il compte bien infuser dans chaque strate de l’État pour que chaque citoyen se sente acteur du changement.
La main tendue : un test pour l’avenir
Le moment le plus fort de cette allocution restera sans doute cet appel renouvelé à tous les fils et filles du pays, sans exception. En affirmant qu’on « ne bâtit pas la prospérité sur la haine », Mamadi Doumbouya invite ses opposants comme ses partisans à une union sacrée.
Ce septennat qui s’ouvre aujourd’hui sera jugé sur cette capacité à transformer les intelligences et les talents du pays en un moteur de développement unique. Le dialogue national est ouvert ; reste à savoir qui saisira cette main pour bâtir la Guinée de demain.
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