Coup de tonnerre de ferveur ce samedi au stade de Nongo. À 13h03, le Général Mamadi Doumbouya, drapé dans un bazin blanc immaculé, a prêté serment devant la Cour Suprême et une pléiade de dirigeants africains. Entre émotion populaire et rituels constitutionnels, retour sur les minutes historiques où la Guinée a basculé dans son nouveau destin.
L’entrée du Président : Un symbole de pureté et d’autorit
Le chronomètre affiche 13h03 lorsque le stade Général Lansana Conté bascule dans l’allégresse. Le Président Mamadi Doumbouya apparaît, rompant avec le treillis militaire pour un bazin blanc éclatant orné des armoiries nationales. Tête rasée, bonnet blanc et babouches traditionnelles, le chef de l’État a choisi l’esthétique de la sobriété et de la sagesse pour cet acte fondateur.
Le gotha diplomatique au premier rang
Rarement Conakry n’avait attiré autant de dignitaires. Sur le tapis rouge menant à la tribune officielle, le ballet des chefs d’État impressionne :
- L’axe sahélien et régional : Assimi Goïta (Mali), Bassirou Diomaye Faye (Sénégal), Adama Barrow (Gambie), Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie).
- L’Afrique centrale et australe : Paul Kagame (Rwanda), Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon).
- Les délégations mondiales : Des représentants de la France, de la Chine, du Portugal, de l’Égypte, ainsi que les patrons de l’Union Africaine et de la CEDEAO.
Tous étaient là pour témoigner de ce retour à l’ordre constitutionnel.
Le serment : « En cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi »
Sous la direction de Fodé Bangoura, Premier Président de la Cour Suprême — officiant en l’absence de la Cour Constitutionnelle encore en gestation —, la cérémonie a atteint son point culminant. La main levée, la voix ferme, Mamadi Doumbouya a prononcé les mots sacrés de l’article 59 de la nouvelle Constitution.
« Moi, président de la République élu, je jure devant Dieu et devant le peuple de Guinée […] de ne jamais recourir aux pouvoirs qui me sont dévolus à des fins personnelles. »
Ce serment, véritable contrat social, a été scellé sous un soleil de plomb, avant que les fanfares ne libèrent la tension par une exécution vibrante de l’hymne national.
Un tour d’honneur sous une pluie d’ovations
La cérémonie s’est achevée par une communion directe. Lors de son tour d’honneur, chaque pas du nouveau Président a été salué par des vagues de clameurs. Dans un stade archicomble, le sourire du chef de l’État répondait à l’espoir d’un peuple. La page de la transition est définitivement tournée ; celle du septennat vient de s’ouvrir avec une solennité qui fera date.
SOW Telico,depuis le stade GLC de Nongo
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