Justice : Procès Olemou et consorts, la bataille des procédures bloque l’ouverture des débats

Assassinats, viols, tortures : le dossier noir qui s’est ouvert ce lundi 19 janvier 2026 devant le tribunal portait sur des crimes d’une gravité exceptionnelle. Pourtant, la vérité devra encore attendre. Entre une défense qui joue la carte de la nullité et un ministère public qui réclame du temps, l’audience a viré à la joute électrique. Le juge a tranché : renvoi au 26 janvier pour dénouer l’imbroglio juridique avant d’aborder enfin le fond de l’horreur.

Un dossier aux limites de l’insoutenable

Dans le box des accusés, Georges Olemou, Thomas Touaro et Jean Louis Kpoghomou affichent des visages fermes. Les charges qui pèsent contre eux font frémir : meurtre, enlèvement, actes de barbarie et vols à main armée. Dans la salle, l’atmosphère est pesante, chacun s’attendant à ce que les premières dépositions lèvent le voile sur ces tragédies. Mais au Palais, le droit a ses raisons que le cœur ignore.

L’exception de nullité : le pavé dans la mare

Dès les premières minutes, la défense a dégainé son arme secrète : un mémoire écrit soulevant une « exception de nullité » de la procédure. En clair, les avocats des accusés affirment que le dossier est vicié depuis le départ. C’est un coup classique, mais redoutable : si la nullité est prononcée, tout le château de cartes s’écroule.

Pris de court par ce dépôt de documents, le ministère public et les avocats des parties civiles n’ont pas tardé à répliquer. Arguant du principe du contradictoire, ils ont exigé un renvoi pour « passer ces écritures au peigne fin ».

Échanges musclés et blocage tactique

Le ton est monté très vite. « Manœuvres dilatoires ! », a fustigé la défense, accusant l’accusation de vouloir gagner du temps inutilement. De l’autre côté, on dénonce une tentative de paralyser la justice par des artifices techniques de dernière minute. Pendant de longues minutes, la barre a été le théâtre d’un dialogue de sourds, chaque camp campant sur ses positions sous le regard des familles de victimes, de plus en plus impatientes.

Le juge siffle la fin de la récréation

Face à ce bras de fer, le juge audiencier a choisi la voie de la prudence. Pas question de risquer un vice de forme sur un dossier de cette envergure. Le tribunal a ordonné le renvoi de l’affaire au 26 janvier 2026. Une semaine pour étudier les textes, répondre point par point aux arguments de nullité, et espérer, enfin, que l’on puisse parler des faits.

L’astuce du vieux routier :

Dans tes prochains articles sur ce procès, surveille de très près ce fameux 26 janvier. Si la nullité est rejetée, le procès va s’accélérer brutalement et les témoignages seront atroces. C’est là que ton audience va exploser. N’hésite pas à faire un petit encadré pédagogique sur ce qu’est une « exception de nullité » pour tes lecteurs qui ne sont pas juristes.

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