Sacre des Lions à Conakry : Entre ivresse du titre et colère face aux « violences » de la finale

La nuit a été blanche pour la diaspora sénégalaise en Guinée. Après le triomphe des Lions de la Teranga face au Maroc ce dimanche 18 janvier, les rues de Conakry ont résonné des cris de joie des supporters. Mais derrière les célébrations pour cette deuxième étoile historique, le cœur des résidents sénégalais balance. Si la fierté domine, les incidents qui ont émaillé cette finale sous haute tension laissent un goût amer. Témoignages entre extase et exigence de justice sportive.


La « Justice Divine » au bout des crampons

À Conakry, les supporters ne boudent pas leur plaisir. Pour Aïda Sarr, croisée juste après le coup de sifflet final, il n’y a pas de place au doute : le Sénégal était programmé pour gagner. « C’est une justice divine », lâche-t-elle, les yeux encore brillants, en saluant le génie de Pape Gueye et le leadership de Sadio Mané. Même son de cloche chez Boubacar Fall, qui voit dans cette jeune génération la preuve que le talent n’attend pas le nombre des années pour « valoriser le tricolore ».

L’ombre au tableau : une finale électrique

Pourtant, tout n’a pas été rose sur la pelouse marocaine. Pour une partie de la diaspora, le spectacle a été gâché par l’agressivité et les interruptions. Binta Faye, encore sous le choc des images de violence, ne mâche pas ses mots : « L’arbitre aurait dû être plus attentif. Ce n’est pas facile de gérer un tel match, mais ces scènes sont déplorables ». Pour elle, la joie du titre est là, mais le plaisir du jeu a été malmené.

Un appel ferme à la CAF

Le sentiment est encore plus tranché chez Modou Sall. Pour ce supporter exigeant, la victoire ne doit pas servir de paravent à l’indiscipline. « La CAF doit sanctionner ! », martèle-t-il, jugeant inadmissible le chaos de fin de rencontre. Selon lui, le Sénégal mérite d’être champion « de la plus belle des manières », sans que l’éclat du trophée ne soit terni par des incidents de tribune ou de pelouse.

Le Sénégal, roi d’Afrique depuis Conakry

Qu’importent les accrocs, la réalité comptable est là : le Sénégal accroche sa deuxième étoile. Dans les foyers sénégalais de Guinée, on oublie déjà les polémiques pour ne retenir que l’essentiel : le trône de l’Afrique reste à Dakar. La fête, elle, ne fait que commencer.

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