Futur Gouvernement : Makanera Kaké verrouille la porte aux opposants et renvoie Yéro Baldé à ses cauris

Alors que les couloirs du palais vibrent d’impatience pour la formation du premier gouvernement de la Cinquième République, Alhousseny Makanera Kaké a décidé de siffler la fin de la récréation. Invité sur le plateau de Télé 24, le leader du FND et coordinateur de la Synergie GMD 2025 a atomisé l’hypothèse d’une nomination de ses anciens adversaires de la présidentielle, renvoyant Abdoulaye Yéro Baldé et consorts à leur rôle d’opposants.

La politique n’est pas un jeu de cauris : Le plaidoyer pour les alliés

Makanera Kaké n’est pas là pour faire de la figuration. Avec son franc-parler habituel, il a rappelé que la gestion du pouvoir exige avant tout de la cohérence. « Je ne suis pas un joueur de cauris », a-t-il lancé, tout en plaidant pour que le président Mamadi Doumbouya pioche dans son réservoir de fidèles. Pour lui, le gouvernement doit être le domaine de ceux qui ont porté le projet présidentiel, des hommes et des femmes alliant « expertise, expérience et loyauté ».

L’incohérence des « adversaires d’hier » au pouvoir

Le coordinateur de Synergie GMD 2025 s’oppose frontalement à l’entrée au gouvernement des huit candidats malheureux du 28 décembre dernier. Son argument massue ? La crédibilité démocratique. « Vous ne pouvez pas vous opposer à un projet de société pendant la campagne et être là pour exécuter le même projet le lendemain », martèle-t-il. Pour Makanera, un opposant n’est pas un ennemi, mais il doit rester dans son rôle : critiquer, amender et proposer, plutôt que de courir après les maroquins pour appliquer un programme qu’il a combattu.

Le cas Yéro Baldé : « On est dans quel pays ? »

Interrogé sur les bruits de couloir plaçant Abdoulaye Yéro Baldé à la Primature, Makanera Kaké n’a pas pu s’empêcher d’ironiser sur ce qu’il qualifie de délire politique. Pour lui, avec un score dépassant les 80 %, le Général Mamadi Doumbouya dispose d’un plébiscite qui rend inutile toute « cuisine » de coalition. « C’était complètement irréaliste », assène-t-il, expliquant que l’ouverture ne se justifie que lorsqu’une majorité est fragile, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

Décryptage : SOW Telico

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