Guinée : Le grand retour au sein de la CEDEAO et de l’UA, Bah Oury vante un « modèle de transition »

C’est la fin du purgatoire. Après plus de quatre ans de mise au ban suite aux événements de septembre 2021, la République de Guinée récupère officiellement son siège au sein de la CEDEAO et de l’Union Africaine. Pour le Premier ministre Bah Oury, ce n’est pas seulement un retour à la normale, c’est la consécration d’un parcours jugé désormais « exemplaire » par les instances régionales. De paria à référence, le chef du gouvernement décrypte les coulisses de cette réhabilitation.

La fin des sanctions : La victoire de l’ordre constitutionnel

Pour Amadou Oury Bah, le retour en grâce n’est pas un cadeau, mais le prix des efforts fournis. La tenue du référendum et l’élection présidentielle ayant porté le Général Mamadi Doumbouya à la tête de la Ve République ont servi de sésame. « La communauté internationale est en train d’acter cela », se réjouit le Premier ministre, soulignant que la Guinée a su opérer son retour à l’ordre constitutionnel de manière « concertée et ordonnée ».

Le « Cas Guinéen » : De la transition au tutorat ?

C’est le point fort de la déclaration : la Guinée ne revient pas la tête basse. Au contraire, elle est présentée comme une source d’inspiration. Le Premier ministre rapporte que le président de la Commission de la CEDEAO, M. Touré, a été « particulièrement impressionné ». Face aux crises qui secouent le continent, l’expérience guinéenne, avec ses réformes profondes et son cadre réglementaire, est désormais proposée comme un modèle à étudier pour les autres nations en transition.

Le PN-RAVEC : L’arme secrète contre les crises électorales

Bah Oury a insisté sur le socle technique de cette réussite : le Programme national de recensement administratif (PN-RAVEC). En générant un numéro d’identification personnel, la Guinée veut en finir avec les fichiers électoraux contestés qui ont par le passé plongé le pays dans le chaos. C’est cette « gouvernabilité » retrouvée, couplée à une administration modernisée, qui constitue selon lui le rempart définitif contre les crises cycliques.

Simandou et stabilité : Les deux poumons de la renaissance

Mais la politique ne va pas sans l’économie. Le chef du gouvernement n’a pas manqué de lier cette stabilité diplomatique à la réussite du méga-projet minier Simandou. En s’appuyant sur trois piliers — politique, économique et social — la Guinée aurait réussi à créer un climat d’apaisement et de renforcement du « vivre-ensemble ». Désormais, le pays se dit prêt à partager sa recette avec ses voisins, affirmant sa place pleine et entière sur l’échiquier international.

Décryptage : SOW Telico

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