05 février 2016 – 05 février 2026. Une décennie s’est écoulée depuis que le journalisme guinéen a perdu l’un des siens dans des circonstances tragiques. Fauché en plein exercice de sa fonction lors d’une crise politique au siège de l’UFDG, Mohamed Koula Diallo est devenu, malgré lui, le symbole éternel des risques du métier et de la lutte contre l’impunité.
Le film d’un après-midi tragique à la Minière
Le vendredi 5 février 2016, le siège national de l’UFDG devient le théâtre d’une tension extrême. Bah Oury, alors vice-président fraîchement exclu du parti, décide de braver cette décision pour assister à la réunion du bureau exécutif.
Ce qui devait être une réunion politique vire au chaos :
- L’affrontement : Des heurts éclatent entre partisans de Bah Oury et ceux de Cellou Dalein Diallo.
- Le drame : Au milieu du tumulte, un coup de feu retentit.
- La victime : Mohamed Koula Diallo, présent pour couvrir l’événement, est mortellement atteint.
Un verdict pour l’histoire, mais des plaies ouvertes
En janvier 2018, le tribunal de première instance de Dixinn rend son verdict. La justice condamne par défaut « Souleymane Thiâ’nguel » à la réclusion criminelle à perpétuité. Si le volet judiciaire a suivi son cours, le traumatisme, lui, reste entier au sein de la corporation.
Un symbole de la liberté de la presse en Guinée
Aujourd’hui, en 2026, la mémoire de Koula Diallo ne s’est pas affaiblie. Elle porte un message clair :
- La Sécurité avant tout : Rappeler sans cesse les risques encourus par les professionnels de l’information.
- La Lutte contre l’impunité : Exiger que la justice protège ceux qui informent le public.
- Le Devoir de mémoire : Ne jamais oublier qu’un journaliste a payé de sa vie le simple fait d’être présent sur le terrain.
Rétrospective : 10 ans de combat pour la vérité
| Date | Événement |
| 05 Février 2016 | Drame au siège de l’UFDG (La Minière) |
| Janvier 2018 | Verdict du tribunal de Dixinn |
| 05 Février 2026 | 10ème anniversaire de sa disparition |
« Chaque année, sa disparition nous rappelle que notre plume ne doit jamais trembler, mais qu’elle doit être protégée par l’État et la société. »
SOW Telico
Leave a Reply