Drogue, cash et cybercriminalité : une fouille inopinée menée ce mardi 10 février a révélé l’impensable au cœur de la plus grande prison de Conakry. Alors que des détenus géraient des réseaux mafieux à distance, un garde pénitentiaire a été pris la main dans le sac.
Une saisie digne d’un film d’action
Sur instruction du Parquet général, les forces de défense et de sécurité ont passé l’établissement au peigne fin. Le bilan de la perquisition est édifiant. Les autorités ont mis la main sur un véritable inventaire de la contrebande :

- Stupéfiants : Chanvre indien, crack, tramadol et valium.
- Technologie : Un stock impressionnant de téléphones portables.
- Armement : Plusieurs armes blanches saisies.
- Finances : D’importantes sommes d’argent en espèces.
La prison, nouveau QG de la cybercriminalité
L’enquête de la DCI révèle un mode opératoire glaçant : la Maison centrale servait de « tour de contrôle » pour des crimes extérieurs. Depuis leurs cellules, des détenus coordonnaient :

- Des arnaques à grande échelle sur les réseaux sociaux.
- Des vols d’identité et du harcèlement.
- Des réseaux de trafic de drogue et de vols organisés.
« Certains détenus coordonnaient, depuis leurs cellules, diverses activités criminelles à l’extérieur. » — Direction de la Communication de la Présidence.
Un Sergent-chef arrêté par le GIGN

C’est le coup de tonnerre de cette opération : l’implication présumée de ceux censés surveiller. Un sergent-chef de la garde pénitentiaire a été interpellé en flagrant délit par le GIGN. Il transportait un sac contenant du cash et des substances psychotropes.
À SUIVRE : Tous les détails sur l’interpellation du garde pénitentiaire dans notre prochain numéro.
Décryptage : SOW Telico
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