Malgré les promesses de stabilisation, Conakry s’enflamme. De Cosa à Matoto, les prix des denrées de base explosent, ignorant les récentes concertations avec la Présidence. Huile, oignons, légumes : tour d’horizon d’un marché devenu inaccessible pour de nombreux foyers.
1. Le choc des prix : Les chiffres qui font mal
Sur le terrain, la réalité des étals dément les discours officiels. Voici le constat dressé ce jeudi 12 février dans les principaux marchés de la capitale :
2. « Une seule tomate à 3 000 GNF » : Le cri du cœur des consommateurs
Pour les ménagères rencontrées à Enco5 ou Yembeya, faire le marché est devenu un exercice d’équilibriste.
Le luxe du condiment : Une sauce bien épicée coûte désormais entre 4 000 et 5 000 GNF de piment seul.
La rareté de la tomate : Les tas s’envolent à 5 000 ou 10 000 GNF. Une unité peut atteindre le prix record de 3 000 GNF.
Le riz et le sucre : Seuls rescapés relatifs, ils se maintiennent respectivement à 280 000 et 360 000 GNF le sac.
« Les dépenses que je reçois ne suffisent plus. Tout est cher. » — Houleymatou Sow, mère de famille.
3. La loi de l’offre et de la spéculation
Pourquoi cette envolée alors que le Président Mamadi Doumbouya a reçu les acteurs économiques ? Pour les vendeuses, la réponse est simple : la volatilité.
Pas de prix fixe : « Tout dépend de l’offre », confie Néné Hawa Barry au marché de Cosa.
L’effet saisonnier : L’approche simultanée du Ramadan et du Carême crée une pression sur les stocks, souvent accentuée par une rétention spéculative.
L’essentiel en bref
Si le riz reste stable, l’explosion du prix de l’huile et des légumes secs/frais menace l’équilibre nutritionnel des Guinéens à quelques jours du jeûne. La balle est désormais dans le camp du contrôle des prix.
SOW Telico était dans les marchés, pour Conakryweb.com
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