Ouverture du procès de Mohamed Lamine Bangoura ce mercredi 18 février devant la Cour de répression des infractions économiques et financières. Accusé de détournement de deniers publics et de corruption, l’ancien haut magistrat a choisi une défense frontale : nier en bloc l’existence même du pactole au cœur de l’accusation. Le ton est donné pour un procès qui s’annonce électrique.
Une pluie de charges sur l’ancien magistrat
Mohamed Lamine Bangoura n’est pas venu pour de simples formalités. La liste des griefs retenus par le parquet spécial est lourde :
- Détournement de deniers publics ;
- Enrichissement illicite et blanchiment de capitaux ;
- Corruption et complicité.
L’enjeu gravite autour d’un montant colossal : 20 milliards de francs guinéens.
Le système de défense : « Ces milliards n’existent pas »
Droit à la barre, l’ex-patron de la Cour constitutionnelle a plaidé non coupable avec une fermeté qui a marqué l’audience. Sa stratégie est limpide : attaquer la base matérielle de l’accusation.
« Je ne reconnais aucun fait. Les 20 milliards GNF mentionnés dans l’acte d’accusation n’existent nulle part ! »
Ce qu’il faut retenir de l’audience :
- Durée : Une première comparution brève, centrée sur la lecture de l’acte d’accusation et la dénégation du prévenu.
- Le Juge : Yagouba Conté, président de la chambre de jugement, a pris acte de la position de la défense.
- Prochaine étape : L’affaire est renvoyée au 23 février 2026 pour le début des débats de fond.
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