Matinée électrique ce mercredi 18 février au carrefour de Km 36. Une opération de déguerpissement visant à désengorger la chaussée a tourné à l’affrontement entre forces de l’ordre et femmes commerçantes. Entre oignons éparpillés et nuages de fumée, les vendeuses crient à l’injustice et refusent de quitter les lieux, à quelques jours seulement du mois de Ramadan.
L’intervention : La méthode forte pour « fluidifier »
Dès les premières heures, les forces de l’ordre ont investi les abords du rond-point de Km 36, devenu un centre de négoce stratégique mais anarchique.
- Le but : Libérer les emprises de la route pour mettre fin aux embouteillages monstres.
- Les moyens : Usage de gaz lacrymogènes pour disperser les occupantes installées sur la chaussée.
- L’alternative : Une sommation de rejoindre le marché de Lamaniyah, nouveau site de réinstallation.
Détresse et colère : « Où irons-nous pour le Ramadan ? »
Sur place, l’incompréhension domine. Pour ces femmes, le timing est le pire possible.
« Regardez ce gaz… Les policiers sont sans cœur ! Pourquoi ne pas attendre la fin du Ramadan ? » s’indigne Oumou Diallo, en pleurs au milieu de ses tomates et oignons renversés.
Outre le timing, c’est le sentiment d’injustice qui alimente la grogne. Les commerçantes dénoncent un traitement « deux poids, deux mesures », pointant du doigt les secteurs de Yakha ou Diawaraya où l’activité se poursuit normalement.
Un bras de fer qui s’éternise
À la mi-journée, le bilan de l’opération reste mitigé :
- Un calme précaire : À 13h, le silence des autorités communales laisse place aux rumeurs.
- La résistance : À peine les camions de police repartis, de nombreuses vendeuses ont réoccupé leurs emplacements initiaux.
- Absence de dialogue : Aucun calendrier officiel ni mesure d’accompagnement n’ont été communiqués pour le moment.
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