Gracié pour « raisons de santé » par le Général Mamadi Doumbouya en mars 2025, l’ex-capitaine Moussa Dadis Camara reste introuvable et silencieux à l’étranger. Interrogé sur un éventuel retour ou sur l’état de santé réel du condamné des massacres du 28 septembre, le porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a opposé une fin de recevoir glaciale aux journalistes.
« Je ne suis pas son porte-parole » : Le recadrage sec
Face à l’insistance de la presse sur le calendrier de l’ancien chef de la transition, la réponse d’Ousmane Gaoual Diallo a été sans équivoque. Le Ministre des Transports a tenu à marquer une frontière étanche entre l’État et l’individu :
- Sur la santé : « Je n’en sais rien et je n’ai aucune idée de sa santé. »
- Sur la communication : « L’ancien président a son propre porte-parole. Moi, je porte la parole du Gouvernement, pas celle des citoyens. »
- La conclusion : Un refus catégorique de commenter les affaires privées d’un ancien dirigeant, fut-il gracié.
De la prison à l’exil : Rappel d’un parcours hors norme
Le flou actuel entoure un homme dont le destin a basculé à plusieurs reprises en moins de deux ans :
- Juillet 2024 : Verdict historique. Dadis Camara est condamné à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité.
- Mars 2025 : Coup de théâtre. Le président Mamadi Doumbouya signe une grâce présidentielle pour motifs sanitaires.
- Depuis l’exil : L’ancien capitaine s’est fait discret, n’apparaissant que brièvement en décembre dernier pour soutenir la candidature du Général Doumbouya lors de la présidentielle.
SOW Telico
Leave a Reply