Route Le Prince : Le spectre des poubelles sauvages refait surface entre Cosa et Enco 5

C’est un retour en arrière qui pue. Alors que la salubrité semblait gagner du terrain sur l’axe Le Prince, les montagnes d’immondices réoccupent le terre-plein central. Entre PME de ramassage absentes, retrait des bacs publics et menaces de sanctions par les conseils de quartier, la guerre des ordures est relancée. Enquête sur un système qui craque.

Le cri du cœur des riverains : « On n’a plus le choix »

Pour les habitants de Simbaya et Cosa, l’explication est mathématique : moins de bacs + ramassages irréguliers = dépôts sauvages.

  • Le retrait des bacs publics : Autrefois installés sur les artères, ils canalisaient les déchets. Leur disparition a laissé un vide que les citoyens comblent… sur la route.
  • La défaillance des PME : Plusieurs abonnés dénoncent des retards de 1 à 2 semaines. « Les vers de terre envahissent nos maisons, l’odeur est insupportable », déplore une mère de famille.
  • Le recours au système D : Faute de passage des collecteurs privés, les riverains déposent leurs sacs au bord de la route, espérant un passage miraculeux des camions de la ville.

La riposte des autorités : « Payez ou vous serez sanctionnés »

Au conseil de quartier de Simbaya 1, le discours est radicalement différent. Pour Ibrahima Sidibé, président du conseil, l’excuse des bacs ne tient pas :

  1. Rappel à l’ordre : Les bacs routiers n’ont jamais été destinés aux ordures ménagères.
  2. Obligation d’abonnement : Chaque foyer doit être lié à une PME agréée.
  3. La menace des listes noires : « J’ai une liste des citoyens qui refusent de payer », prévient le chef de quartier, brandissant la menace de sanctions légales.

SOW Telico

Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Conakry web