Coup de théâtre ce lundi 23 février 2026 au tribunal de Dixinn. En prononçant la nullité de la procédure contre Jean-Louis Kpoghomou et ses deux co-prévenus, le juge a ordonné leur libération immédiate. Entre cri de victoire de la défense et colère noire de la partie civile, ce rebondissement judiciaire relance la bataille procédurale du massacre le plus emblématique de Guinée.
Le triomphe de la Défense : « L’espoir quand tout vacille »
Pour Me David Béavogui, ce verdict n’est pas qu’une simple libération, c’est un symbole. Après quatre ans qu’il qualifie de « détention arbitraire », l’avocat savoure une victoire de principe :
Un message fort : « C’est un message lancé à l’opinion et aux étudiants en droit : il y a de l’espoir lorsque tout vacille », a-t-il déclaré.
Le droit, rien que le droit : Le tribunal a confirmé que les poursuites étaient juridiquement éteintes, validant ainsi l’indépendance des magistrats face à la pression des dossiers sensibles.
La riposte de la Partie Civile : « Un déni du principe contradictoire »
Le ton est radicalement différent chez Me Bernard Saa Disy Millimono. Pour les avocats des victimes, l’équilibre de la justice a été rompu ce lundi :
Une mise à l’écart : La partie civile accuse le tribunal d’avoir ignoré les arguments des victimes pour s’aligner aveuglément sur la position du parquet.
Le combat continue : Pointant des « zones d’ombre » (pourvois suspensifs, pièces manquantes), l’avocat a déjà annoncé son intention d’interjeter appel. Pour lui, le dossier est loin d’être clos.
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