À Gbessia, la réhabilitation de la bretelle transversale vire au cauchemar pour les habitants. Entre nuages ocres et portes barricadées, les riverains ne réclament qu’une chose : une citerne d’eau pour stopper l’invasion de la poussière.
Un quotidien sous cloche
Depuis plus d’une semaine, l’axe Cosa Camp – Carrefour Château rails est devenu une zone de « brouillard permanent ». À chaque passage de véhicule, une poussière fine et corrosive s’élève, s’infiltrant partout : dans les poumons, les commerces et les salons.
Le calvaire des ménages :
- Confinement forcé : Portes et fenêtres closes malgré la chaleur étouffante.
- Ménage de Sisyphe : « À peine nettoyé, tout est déjà sale deux heures après », déplore Mariama Diallo, une mère de famille excédée.
- Risque sanitaire : Une exposition prolongée qui fait craindre une explosion des maladies respiratoires dans le quartier.
Le cri du cœur des commerçants

Si personne ne conteste l’utilité des travaux pour désengorger la circulation, c’est l’absence de mesures d’accompagnement qui révolte. Pour les boutiquiers comme Mamadou Bah, la situation devient intenable pour les marchandises et la clientèle.
« On ne demande pas l’arrêt du chantier, on demande juste de l’eau ! »
L’appel aux autorités : Un arrosage, un seul !
La solution est simple, peu coûteuse, mais cruellement absente : le passage régulier d’une citerne. Les riverains lancent un appel pressant à la commune de Gbessia et aux entreprises de BTP :
Arroser la chaussée au moins une fois par jour.
Réguler la vitesse des camions de chantier pour limiter les envols de poussière.Respecter la santé des populations locales pendant la durée des travaux.
.SOW Telico
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