Héritier d’une « gestion désastreuse » du foncier, le Premier ministre guinéen tape du poing sur la table. Face aux 13 délégations spéciales de la capitale, Bah Oury exige des solutions de relocalisation immédiates pour les sinistrés et l’identification urgente de nouveaux espaces pour bâtir des infrastructures publiques.
Un constat amer : « Tout a été spolié »
Le Premier ministre n’a pas mâché ses mots sur les causes de la crise actuelle. Selon lui, le gouvernement actuel hérite d’une mauvaise gouvernance systémique qui a sacrifié l’intérêt général sur l’autel du profit privé :
- Les marchés : vendus et spoliés.
- Les services publics : des terrains d’écoles évaporés.
- Le sacré : même les cimetières n’ont pas été épargnés.
« La population croît, mais les espaces essentiels disparaissent. Il faut sortir de ce cycle infernal. »
L’urgence sociale : Recaser les citoyens
Pour Bah Oury, le déguerpissement sans alternative est une impasse politique et humaine. Il a ordonné aux communes de sortir de la passivité :
Identifier sans délai les sinistrés non encore relocalisés.
Proposer des sites alternatifs, même hors des emplacements initiaux.
Agir pour éviter que les citoyens ne soient laissés « dans la nature ».
Cap sur une « solution définitive »
L’objectif affiché est de passer de la gestion de crise à la planification urbaine. Le chef du gouvernement a instruit la Gouverneure et les présidents de délégations de trouver des terrains pour construire des marchés modernes.
Le plan de l’État :
- Sécurisation foncière : Identifier des zones constructibles immédiatement.
- Financement : Mobilisation de l’État et des bailleurs de fonds internationaux.
- Infrastructures : Passer des marchés précaires à des structures « dignes de ce nom ».
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