Le nouveau Garde des Sceaux a effectué, ce mercredi 25 février 2026, une visite hautement symbolique au Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn. Dans cette juridiction qu’il a autrefois dirigée, le ministre a fixé un cap clair : la performance au service des droits humains.
Un retour aux sources sous le signe de l’exigence
Ce n’était pas une simple visite de courtoisie. En franchissant le seuil du TPI de Dixinn, Ibrahima Sory 2 Tounkara retrouvait des visages familiers et des couloirs connus. Mais le ton, lui, a changé. Accompagné de son cabinet et du Procureur général près la Cour d’appel de Conakry, le ministre est venu imprimer une nouvelle cadence à l’appareil judiciaire.
Le dogme du Ministre : « Pas de performance sans droits humains »
Pour le Garde des Sceaux, l’efficacité de la justice est le premier rempart contre la violation des libertés. Son diagnostic est sans appel : la lenteur procédurale est la mère de tous les maux.
« Je ne saurais dissocier performance juridictionnelle et respect des droits fondamentaux », a-t-il martelé devant les magistrats et greffiers.
Le mécanisme est simple mais dévastateur :
Lenteur des dossiers: Engorgement des tribunaux.
Surpeuplement carcéral: Détérioration des conditions de vie en prison.
Résultat : Une atteinte directe à la dignité humaine.
Trois leviers pour une justice moderne
Pour redresser la barre, le ministre exige des résultats « mesurables » et immédiats. Il a identifié trois priorités pour transformer le quotidien des justiciables :
Réduction drastique des délais de jugement.
Fin des renvois abusifs qui épuisent les citoyens et les dossiers.
Accélération du rythme des audiences.
Dixinn, le laboratoire de la réforme
Le choix de Dixinn n’est pas fortuit. Ibrahima Sory 2 Tounkara veut faire de son ancienne « maison » la vitrine de sa réforme.
« L’exemplarité doit commencer ici », a-t-il insisté, appelant à ce que cette juridiction redevienne une référence nationale en matière d’organisation et de discipline.
SOW Telico
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