Cela fait maintenant deux ans que des cas d’enlèvements sont signalés, et dans les familles, la peur ne s’est jamais vraiment dissipée. Derrière chaque rumeur, chaque information partagée sur les réseaux sociaux, il y a des parents inquiets, des enfants surveillés de plus près, des sorties écourtées par crainte de ne pas rentrer.
Dans les quartiers, les conversations reviennent souvent sur la même question : qui est derrière ces enlèvements ? S’agit-il de criminels organisés, de règlements de comptes, ou d’autres acteurs encore inconnus ? L’absence de réponses claires entretient le doute et fragilise le sentiment de sécurité.
Depuis deux ans, beaucoup ont le sentiment de vivre dans l’incertitude. Certains évitent de sortir tard, d’autres appellent leurs proches plusieurs fois par jour pour s’assurer qu’ils vont bien. La peur s’est installée dans le quotidien.
Ce que la population réclame aujourd’hui, ce n’est pas seulement des promesses, mais des explications. Une parole officielle, transparente et régulière pourrait apaiser les esprits. Savoir que des enquêtes avancent, que des mesures concrètes sont prises, que des responsabilités sont établies — tout cela contribuerait à restaurer la confiance.
Après deux ans d’inquiétude, les citoyens veulent avant tout être rassurés. Ils veulent comprendre. Et surtout, ils veulent se sentir en sécurité chez eux.
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