Une étape décisive pour l’avenir économique de la Guinée a été franchie ce mercredi 26 août 2026. Le Patronat guinéen, le ministère de l’Industrie et du Commerce, ainsi que le cabinet d’expertise KPMG se sont réunis à Conakry pour engager des discussions stratégiques autour de la révision du Code des investissements, un texte fondamental pour l’attractivité du pays.
Cette rencontre de haut niveau a été co-présidée par Maria Diané, secrétaire générale de la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI), et M. Alexandre Camara, vice-président du Patronat guinéen chargé des relations avec les régies financières.
Adopté en 2015, le Code des investissements actuel a servi de pilier pendant plus d’une décennie pour guider et stimuler l’activité économique. Cependant, dix ans plus tard, les réalités du marché et les ambitions de développement de la Guinée ont profondément évolué. Face à ces nouveaux défis, une mise à jour globale du dispositif est devenue incontournable.
Pour Maria Diané, cette réforme constitue une opportunité majeure pour façonner un écosystème à la fois plus séduisant pour les investisseurs étrangers et plus performant pour les entreprises déjà établies sur le territoire national.
Procédures, digitalisation et contenu local au cœur des réformes
Les chantiers de cette révision s’annoncent ambitieux. La nouvelle mouture vise à:Simplifier et digitaliser l’ensemble des démarches administratives ; Améliorer la prévisibilité et la transparence du cadre réglementaire ; Renforcer les garanties de protection et les incitations financières pour les investisseurs ; Valoriser le contenu local afin de maximiser les retombées économiques sur le tissu industriel national.
Au-delà de la technique juridique, la CGE-GUI rappelle que le succès de ce projet repose sur une concertation étroite avec les acteurs du terrain. «Le secteur privé doit être au cœur de cette réforme», a martelé Maria Diané, affirmant la pleine disposition de la CGE-GUI à remonter des propositions concretes et structurées émanant des entreprises du pays. Directement confrontés aux réalités fiscales et administratives du quotidien, les opérateurs économiques entendent bien faire entendre leur voix.
Pour la secrétaire générale de la CGE-GUI, l’objectif va bien au-delà d’une simple mise à jour textuelle: «L’enjeu n’est pas simplement de modifier un texte», soutient-elle, mais de bâtir un cadre moderne, stable et compétitif, capable d’inciter durablement à la création d’emplois, à l’innovation et à la valeur ajoutée en Guinée.
Alors que le pays accélère sa transformation économique, cette révision stratégique devra réussir à bâtir une confiance renouvelée entre les pouvoirs publics et le secteur privé, condition sine qua non pour l’émergence d’une économie guinéenne fortifiée et prospère.
Barry Aliou pour Conakryweb.com