Subvention de la presse guinéenne: la HAC recadre le débat et rassure les médias

Ce vendredi 28 août 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a convoqué les professionnels de la presse à son siège de Kaloum pour aborder des enjeux majeurs: la publication du Rapport général de régulation des campagnes électorales pour les présidentielles du 28 décembre 2025, ainsi que les couplées législatives et communales du 31 mai 2026, sans oublier la présentation des préparatifs de la 12ème Assemblée Générale de la Plateforme des Régulateurs de l’Audiovisuel des Pays membres de l’UEMOA et de la Guinée. Cependant, au-delà de ces échéances institutionnelles, c’est le dossier sensible de la subvention accordée à la presse privée qui a capté toute l’attention.​

Le président de l’institution, Boubacar Yacine Diallo, est venu clarifier la position de la HAC concernant une récente correspondance adressée aux responsables des associations de presse, leur demandant d’établir un rapport financier sur l’utilisation des fonds reçus. Éteignant immédiatement les débuts de polémique, le patron de l’organe de régulation a tenu à préciser que ce courrier visait exclusivement les présidents d’associations et ne constituait en rien une surprise pour eux.​

Cette exigence de reddition de comptes s’inscrit directement dans le cadre des nouvelles directives environnementales du ministère des Finances fixées depuis 2025. Désormais, l’exécutif exige la justification de l’utilisation de l’enveloppe précédente avant de libérer le montant de la suivante. Boubacar Yacine Diallo a rappelé que cette démarche avait déjà été appliquée avec succès pour la subvention 2025, le pôle financier de la HAC ayant même assisté les associations dans l’élaboration de leur bilan pour débloquer les fonds.​

Soucieux de dissiper toute inquiétude au sein de la corporation, le président de la HAC a réaffirmé la neutralité de son organisation quant à la répartition interne de la subvention. Les associations agissent en simples intermédiaires pour distribuer ces montants aux différents organes de presse, et la HAC entend ne pas s’immiscer dans la gestion de cet « argent de la presse ».​

Ce changement de méthode traduit simplement la modernisation de la gestion des finances publiques en Guinée. La démarche ne relève donc d’aucune volonté d’inquisition ou de contrôle policier. Boubacar Yacine Diallo a martelé avec insistance que la HAC reste une instance de régulation et non un corps d’inspection de l’État ou un démembrement de la justice. L’unique objectif de ce rapport est d’accompagner la demande transmise au ministère des Finances pour garantir le déblocage effectif de la subvention 2026. Tout comme l’année dernière, les équipes financières de la HAC demeurent à la disposition des structures associatives pour finaliser ce document administratif indispensable.

Barry Aliou pour Conakryweb.com

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