L’arrestation de sept membres d’un gang de braqueurs à Kassonyah met en lumière un phénomène inquiétant : l’exploitation grandissante des adolescents par le crime organisé. Sur les sept personnes interpellées le 5 septembre dernier, cinq sont mineures.
Derrière les figures centrales de ce réseau — Souleymane Bah (« Désordre ») et Abdoulaye Diallo (« Prédateur »), chez qui un revolver et un arsenal d’armes blanches ont été saisis — se cache une mécanique de manipulation bien rodée. Les adultes utilisaient des jeunes d’à peine 15 ou 16 ans comme « appâts » pour rassurer les chauffeurs de mototaxis et les entraîner vers des embuscades à Bentouraya.
« On nous payait entre 250 000 et 500 000 francs guinéens pour amener les motards dans le piège », témoigne Allhassane, un élève de 16 ans aujourd’hui en pleurs face aux juges, appelant ses pairs à ne pas céder à l’argent facile.
Cette affaire, désormais entre les mains du procureur, repose la question de la vulnérabilité de la jeunesse face aux devanciers du grand banditisme dans les périphéries urbaines.
Barry Aliou pour conakryweb.com