Invité de l’émission « Guinée Today » sur Télé 24, le président du groupe parlementaire de la majorité GMD, Alhousseine Makanera Kaké, a livré son analyse du discours prononcé par le président de la République, Mamadi Doumbouya, à la tribune des Nations unies. Selon lui, l’intervention s’articule autour de trois axes : la souveraineté nationale, le processus électoral et la souveraineté économique.
Une intervention saluée d’entrée de jeu
Alhousseine Makanera Kaké a d’abord tenu à saluer la prestation du chef de l’État lors de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies :
« Je voudrais d’abord saluer et féliciter le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, pour sa grande prestation lors de son passage à la 81e session de l’ONU. Et pour parler pratiquement du discours, moi, je le répartis en trois. »
Premier axe : la souveraineté nationale assumée
Pour le président du groupe GMD, la première partie du discours porte sur ce qu’il qualifie de « souveraineté assumée de la République de Guinée ».
Deuxième axe : un cycle électoral financé sur fonds nationaux
Le deuxième axe identifié concerne le processus électoral :
« La deuxième partie, c’est le cycle électoral financé à 100 % par le budget national, ce qui a donné un résultat qui fait la fierté de la Guinée et des amis de la Guinée. »
Pour Alhousseine Makanera Kaké, cette autonomie financière dans l’organisation des scrutins a valeur de démonstration : « On a compris que si on organise les élections entre nous, cela se passe dans la tranquillité, la paix et la quiétude totale. »
Troisième axe : la souveraineté économique
Le dernier axe évoqué par le parlementaire porte sur la trajectoire économique du pays. Il cite plusieurs réalisations mises en avant dans le discours présidentiel : 1 000 kilomètres de routes construits en trois ans, trois raffineries en cours de construction, et ce qui serait la plus grande raffinerie d’or d’Afrique, bientôt opérationnelle. Il relève également l’accent mis sur la formation, à travers la Simandou Academy.
Une référence assumée aux « dragons » et « tigres » asiatiques
Dans son analyse, Alhousseine Makanera Kaké revient sur les références historiques convoquées par le président de la République :
« Il a pris comme référence les pays asiatiques de l’époque. J’ai tout de suite pensé aux dragons de l’Asie, c’est-à-dire la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taïwan, ainsi qu’aux tigres asiatiques, comme le Vietnam. »
Selon lui, le point commun de ces trajectoires nationales tient à l’absence d’importation de modèles étrangers : « Ces pays qui se sont développés n’ont pas cherché à importer les modèles étrangers. Ils sont partis des réalités propres à leurs pays pour transformer, en moins d’une génération, une économie de rente en une économie industrielle. »
Une conclusion sans ambiguïté
Le président du groupe parlementaire GMD conclut son analyse par un jugement sans détour : « Son discours fait la fierté de toute la Guinée. »
SOW Telico