TPI de Dixinn : Le procès pour nuisances sonores d’un chicha lounge de Nongo repart à zéro

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Interrompue par le remaniement judiciaire, l’affaire opposant un riverain de Nongo au gérant d’un établissement de loisirs a repris ce mercredi 22 avril 2026. Entre démentis du prévenu et tensions entre avocats, le tribunal tente de déterminer si l’exploitation de ce chicha lounge constitue une infraction pénale aux yeux de la loi.

Une procédure relancée après le remaniement

Ouvert initialement le 4 mars dernier, le procès de Mamadou Aliou Barry a dû être repris intégralement ce mercredi devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn. En cause : les récents mouvements au sein du corps judiciaire qui ont entraîné un changement de composition de la cour.

Le prévenu, un commerçant d’une trentaine d’années, fait face à des poursuites basées sur les articles 134 et 202 du Code pénal, suite à une plainte déposée par son voisin, Elhadj Ibrahima Boiro, pour nuisances sonores et vibrations excessives.

La défense du gérant : « J’ai tout fait pour limiter le bruit »

Appelé à la barre, Mamadou Aliou Barry a détaillé sa version des faits, niant toute volonté de nuire. Selon lui, le litige trouverait son origine dans un différend antérieur entre le plaignant et le propriétaire du bâtiment qu’il loue.

Le gérant a affirmé avoir multiplié les efforts de médiation et d’aménagement technique :

Aménagements physiques : Construction d’un mur supplémentaire pour isoler phoniquement la terrasse.

Tests sonores contradictoires : Réglage du volume de la musique en présence directe du plaignant pour convenir d’un niveau acceptable.

Investissements technologiques : Commande de matériel spécifique en Chine pour contenir les ondes sonores.

« Je ne savais même pas qu’il avait porté plainte », a soutenu le prévenu, précisant qu’aucun autre voisin ne s’était manifesté jusqu’alors.

Tensions et contradictions à l’audience

Le Ministère public n’a pas manqué de pointer des zones d’ombre, notamment une contradiction apparente entre les déclarations du prévenu à la barre et les conclusions du rapport d’enquête préliminaire. Le procureur a particulièrement insisté sur la validité du transport judiciaire effectué précédemment sur les lieux.

L’audience a également été le théâtre de vifs échanges entre les conseils des deux parties, illustrant la sensibilité de ce dossier de voisinage qui prend désormais une tournure criminelle.

Verdict attendu pour mai

Face à la complexité des témoignages et à la demande du prévenu d’effectuer un nouveau constat sur site, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au 6 mai 2026. Cette prochaine étape devrait être marquée par l’audition très attendue du plaignant, Elhadj Ibrahima Boiro, afin de confronter les deux versions.

SOW Telico

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