Un nouveau groupe de 120 migrants guinéens, ayant survécu à un naufrage au large des côtes marocaines, a regagné Conakry ce mardi 28 avril 2026. Cette opération de secours et de rapatriement, coordonnée par les autorités guinéennes et l’OIM, illustre l’intensification des flux migratoires et les dangers croissants sur la route de la Méditerranée.
Un accueil d’urgence dans la nuit de Conakry
C’est à 3 heures du matin, dans une atmosphère empreinte d’émotion, que l’avion transportant les rescapés a touché le tarmac de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré. Accueillis par une délégation du ministère des Affaires étrangères, ces 120 citoyens exclusivement des jeunes hommes revenaient de loin après avoir frôlé la mort en mer.
Cette opération a été rendue possible grâce à une collaboration étroite entre :
Le Gouvernement guinéen, pour le volet diplomatique et administratif.
Les autorités marocaines, pour le sauvetage côtier.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), pour la logistique du retour.
Une série noire : deux convois en 48 heures
Le retour de ces 120 rescapés n’est pas un incident isolé, mais s’inscrit dans une accélération inquiétante des rapatriements. En l’espace de deux jours, Conakry a vu revenir 233 de ses enfants :
- Dimanche 26 avril : Arrivée d’un premier convoi de 113 migrants.
- Mardi 28 avril : Arrivée du second convoi de 120 migrants.
Cette fréquence rapprochée témoigne de la pression migratoire actuelle et de la réactivité accrue des services consulaires guinéens au Maroc pour identifier et protéger leurs ressortissants en détresse.
Le naufrage : le rappel brutal des risques
Si l’identité des survivants a été enregistrée à leur arrivée, le traumatisme du naufrage reste vif. Ce drame évité de justesse souligne, une fois de plus, les risques extrêmes pris par la jeunesse guinéenne sur des embarcations de fortune.
Un enjeu de sensibilisation nationale
Pour les autorités présentes à l’accueil, ce énième retour forcé est un signal d’alarme. Au-delà de l’assistance humanitaire fournie à l’aéroport (soins médicaux de base, identification et transport vers les familles), l’enjeu reste celui de la prévention et de la création d’opportunités locales pour freiner ces départs périlleux.
Alors que les rescapés retrouvent leurs proches, cette opération rappelle l’urgence d’une réponse globale face aux réseaux de passeurs qui exploitent le désespoir d’une jeunesse en quête d’un horizon meilleur.
SOW Telico