Coup de tonnerre dans le paysage politique guinéen : l’ancien président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, a été placé sous mandat de dépôt ce mardi 28 avril 2026. Soupçonné de détournement de deniers publics, il devra répondre dès demain de sa gestion financière devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
De la PJ à la Maison centrale : 24 heures sous haute tension
Tout s’est accéléré pour Badra Koné en moins de 24 heures. Entendu ce mardi dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), l’ancien élu a vu sa garde à vue se transformer en placement sous mandat de dépôt. Transféré à la Maison centrale de Coronthie, il y a passé sa première nuit en attendant sa présentation devant les juges de la CRIEF.
L’enquête porte sur des présumés détournements de fonds publics identifiés au sein de la trésorerie de la mairie de Matam durant sa période de gestion.
Colère et inquiétude à la mairie de Matam
Dès l’annonce de son incarcération, l’émotion a gagné ses partisans. Des membres de sa liste électorale se sont rassemblés d’urgence au siège de la mairie de Matam pour dénoncer une procédure qu’ils estiment entachée d’irrégularités.
Leur position : Ils fustigent une détention « contraire à la loi » et dénoncent un acharnement politique.
Leur appel : Une demande d’intervention immédiate des autorités supérieures pour garantir l’équité du procès.
Un procès éclair ?
Alors que les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué officiellement par voie de presse, plusieurs sources concordantes confirment que l’audience de flagrant délit (ou de comparution immédiate) devrait s’ouvrir ce mercredi 29 avril.
Ce procès sera scruté de près par les observateurs de la lutte contre la corruption, d’autant que Badra Koné reste une figure influente de la commune de Matam. La journée de mercredi s’annonce donc décisive pour l’avenir politique et judiciaire de l’ex-président de la délégation spéciale.
SOW Telico