L’affaire fait grand bruit en Guinée. D’après l’acte d’accusation, l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, a engagé des poursuites contre Badra Aliou Cheickna Koné ainsi que plusieurs autres personnes physiques et morales.
Parmi les coaccusés figurent notamment Abass Keïta, Diarra Moustapha Sanoh, Zahraa Makdisi, Mohamed Lamine Doumbouya, Fodé Fatoumata Camara et Said Elmi Kelhiye. Des entreprises telles que B&B BTP SARL, SOCOBA SARL et FANKOU Construction sont également impliquées dans ce dossier tentaculaire.
Les prévenus sont poursuivis pour une série d’infractions graves, dont le détournement de deniers publics, la corruption d’agents publics, le faux et usage de faux en écritures publiques, l’escroquerie, la prise illégale d’intérêts, le conflit d’intérêts, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux ainsi que la complicité.
Lors de l’audience, le président de la chambre de jugement, Alpha Camara, a précisé que Badra Aliou Cheickna Koné, publicitaire de profession, est au cœur de cette affaire pour des faits présumés s’étalant de février 2021 à avril 2026.
Au centre des accusations : un détournement présumé d’un montant global estimé à 240 milliards de francs guinéens. Une somme colossale qui confère à cette affaire une dimension particulièrement sensible, tant sur le plan judiciaire que politique.
Ce procès, très attendu, pourrait marquer un tournant majeur dans la lutte contre la corruption en Guinée. Les débats se poursuivent devant la juridiction compétente, sous haute attention de l’opinion publique.
Gilbert Soro