Adouna dans les bacs: Djeliba cherche à retrouver sa constellation

Après plusieurs années d’attente, l’album solo de Tataba Kouyaté a enfin vu le jour. La maison empire Foutah a choisi le 29 mai 2026 pour le rendre disponible sur l’ensemble des plateformes légales de téléchargement tout en remettant à plus tard le concert dédicace.

Une conférence de presse pour lâcher le brûlot

La livraison de l’album a été précédée d’une conférence de presse où les hommes du sérail se bousculaient, chacun voulant rendre hommage de sa présence à l’ancien leader des étoiles de Mosquée.

C’est d’abord, Saliou Kouyaté, manager et producteur de l’artiste qui a donné le ton des témoignages en rappelant le défi qui se présente après avoir produit les deux premiers albums de Tati Tati qu’il a révélé au monde. Il a aussi souligné les contraintes qui entourent la production d’un artiste à l’intérieur du pays.

Puis, la star du jour a justifié le titre de l’album de 17 morceaux qu’il comparé à la vie avec ses joies et ses peines, la rotation du bien et du mal, ainsi que du bonheur et du malheur.

Un talent des plus purs

À l’occasion de cette conférence de presse, pas moins de trois générations de rappeurs étaient présentes et toutes ont convergé sur les immenses qualités du  »Dje ». Moussa Tounkara de Cool génération ( old school)<< Un bon artiste à soutenir>> , Habib Samake ancien coéquipier de Dje: << Il est surprenant, il cherche toujours à mieux faire et ça lui réussit…>>, TBS Skyboy’s: << La définition de ce qui m’a poussé à faire la musique …>>.

Une forte coloration locale

Pour cet album, comme pour KFG1 de Tati Tati, l’équipe de production a privilégié des samples locaux tirés des classiques du terroir et une liste de collaborateurs locaux dont des coéquipiers du même label que l’artiste comme: Dani Black, Fire Ranking, Black Tyson, Rich warrior de Mamou, Yetteh Sall ou Enzo Black.

Si les prises de voix, la prod et le mastering et le mixage sont assurés par Corps malade ( Saliou Kouyaté), le soutien musical de grands instrumentistes comme: Benjamin Fatako, Mbongo Rasta, Sory Kouyaté ou encore Morissanda Kouyaté qui apporte des doigtées au parfum de groove à cet album qui dicte déjà le tempo aux mélomanes.Bien qu’étant à l’aise sur tous les genres de rythmique, Djeliba a mis un fort accent sur le chant comme pour rappeler ses origines Djely (maître de la parole).

Un album à forcément avoir dans sa playlist

Dans la digne tradition des albums de la maison Empire, chaque chanson crache un vécu, une histoire et peut se partager en famille sans que ça ne dérange personne. Chaque mot, chaque image est à sa place et l’auditeur a le choix, plutôt l’embarras du choix.

Des thèmes qui touchent toutes les âmes

Dans Boza free, l’artiste raconte le drame permanent sur la Méditerranée et l’enjeu du voyage clandestin, doudha guite est une façon de fustiger l’infidélité, watta sikkou, le bienfait qui se mue en flagrante ingratitude et le bonus de cet opus est la version remix de one million pour la première fois sans ses acolytes des Étoiles, une deuxième vie pour un morceau qui a sonné par le passé comme un hymne à la joie et au bonheur.

À l’heure qu’il fait, l’équipe managériale travaille sur la sortie des premiers clips de l’album. Vendredi dernier, le clip officiel de la collaboration avec Black Tyson a été rendu public et deux autres clips tomberont du ciel, les deux prochains vendredis.

Tkillah Tounkara

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