Le tribunal de première instance de Labé a ouvert, ce jeudi, le procès de dix personnes poursuivies pour atteinte à la santé publique. Parmi les prévenus figurent neuf bouchers et un vétérinaire, accusés d’avoir participé à la commercialisation de viande jugée impropre à la consommation.
L’affaire remonte à la semaine suivant la fête de Tabaski, lorsque des carcasses suspectes ont été découvertes dans plusieurs boucheries de Labé. Alertés par des citoyens et des consommateurs, les services compétents ont ouvert une enquête qui a conduit à l’arrestation des personnes impliquées.
Selon les investigations, une partie de la viande provenait de Pita et une autre avait été conservée à Labé avant d’être écoulée sur le marché. Cette viande, initialement destinée aux personnes démunies dans le cadre d’un don effectué par des bienfaiteurs turcs à l’occasion de la Tabaski, n’aurait jamais été distribuée à ses bénéficiaires.
Lors de cette première audience, quatre prévenus ont été entendus. Tous ont rejeté les accusations portées contre eux. Le vétérinaire poursuivi dans cette affaire a notamment affirmé avoir tenté de séparer la viande impropre de celle qu’il estimait saine, tandis que certains bouchers soutiennent avoir vendu une viande déclarée consommable.
Après ces premières auditions, le tribunal a renvoyé l’affaire au vendredi 12 juin pour la poursuite des débats. Cette affaire, qui suscite une vive émotion au sein de la population, pourrait avoir d’importantes répercussions sur la gestion de la sécurité alimentaire dans la région.
Aliou Barry pour Conakryweb.com